ForePaas, pour tester de nouveaux services

Le cloud permet aux entreprises de capter les opportunités de demain, en lançant de nouveaux services basés sur l’analyse des données en temps réel. C’est pour répondre à cette problématique que ForePaas propose sa plateforme big data sur-mesure dans le cloud.

Publié et mis à jour le 29 octobre 20182 min de lecture
ForePaas, pour tester de nouveaux services

Paul Sinaï, Fondateur et CTO de ForePaas (DR)

[caption id="attachment_61903" align="alignleft" width="300"]

Paul Sinaï, Fondateur et CTO de ForePaas (DR)[/caption]

Créée il y a près de 4 ans en région parisienne par Paul Sinaï, Vincent Michel et François Vaillant, la start-up ForePaaS commercialise depuis deux ans une plate-forme (hébergée dans le cloud d’OVH) de data engineering pour permettre aux entreprises d’accélérer leurs applications d’analytics tout en conservant la maîtrise de l’intelligence issue du traitement de leurs données. Parmi ses clients, majoritairement de grands groupes, on trouve ainsi Total, Saint-Gobain, Les Cinémas Gaumont Pathé, Vinci, Havas, Veolia ou SNCF… Même si sa cible aujourd’hui s’élargit aux ETI de l’industrie, de l’énergie, du retail comme de la santé.

« Notre plate-forme permet de développer des applications de valorisation de données, de créer de nouveaux services et d’en voir très rapidement la pertinence. En trois semaines, on peut l’implémenter facilement, avant de la déployer plus largement », rapporte Paul Sinaï, cofondateur de la société.

Les cas d’usage sont nombreux que ce soit de type data-visualisation, analyse prédictive ou intelligence artificielle. Cela va de la détection de fraudes au calcul de dépenses dans les médias en ligne ou de votre consommation d’énergie en passant par le taux de remplissage d’un réseau physique de cinéma ou de magasins pour une grande enseigne de distribution…

Exécutable sur un système d'information interne (avec Cisco) ou sur de grands cloud publics (Amazon Web Services, Google Cloud, Microsoft Azure, OVH…), la plate-forme pré-paramétrée peut être alimentée à la fois par les données internes de l’entreprise (ERP, CRM, bases de données…) que celles externes comme les réseaux sociaux, les API… et toutes sortes d’objets connectés.

« Face à la complexité qui existe dans tous les micro-services que proposent les acteurs du cloud, nous avons automatisé toute la gestion de la construction d’une application qui permet de gérer des données. A la fois, nous masquons donc la complexité du choix de quel composant, comment le faire fonctionner, comment l’opérer… mais nous l’avons rendu interopérable de Google à Amazon ou Azure et inversement… », précise-t-il.

Jusqu’ici ForePaas facturait sur une base standard en fonction du volume de données traitées. Aujourd’hui, elle propose d’ajouter des crédits ponctuellement pour disposer de puissance de calcul supplémentaire, ce qui rend la plateforme plus flexible à l’usage, tout en maîtrisant son budget annuel. « Et, en parallèle, nous travaillons à autonomiser le plus possible nos clients en s’appuyant sur des experts métiers. »

ForePaas, qui compte une quarantaine de collaborateurs, souhaite passer à 70 personnes d’ici 6 à 12 mois (commercial, technique et développement). La start-up a réalisé une première levée de fonds de 8,5 millions d’euros il y a près d’un an, auprès d’Elaia Partners, Hi Inov et Calao Finance et se concentre pour les mois à venir sur son développement business en France et aux Etats-Unis. Le reste de l’Europe suivra dans un deuxième temps.

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement