Forest Admin lance une plate-forme universelle de back-office dans le cloud

La start-up américaine basée à Paris, Forest Admin, lève 3 millions d’euros en amorçage auprès de Connect Ventures et Xavier Niel, avec la participation de Taavet Hinrikus. Son idée : répondre aux besoins « back-office » dont toutes les applications web ont besoin, peu importe le secteur d’activité de l’entreprise.

Publié et mis à jour le 17 janvier 20182 min de lecture
Forest Admin lance une plate-forme universelle de back-office dans le cloud

Forest Admin lance une plate-forme universelle de back-office dans le cloud

[caption id="attachment_52064" align="alignleft" width="300"]

L'équipe de Forest Admin. ©Forest Admin[/caption]

A peine six mois après son lancement, la start-up Forest Admin lève 3 millions d’euros pour accélérer à l’international et optimiser son produit, le premier back-office universel en mode SaaS. Cette année, des recrutements de développeurs sont également prévus et une implantation à San Francisco est envisagée pour assurer la croissance.

Cette levée de fonds a été réalisée auprès de Connect Ventures et Xavier Niel, avec la participation de Taavet Hinrikus (Co-founder et Chairman de TransferWise). Pietro Bezza et Jean de La Rochebrochard (qui représente Xavier Niel) rejoignent le conseil d’administration.

Historiquement, les logiciels de support (ou CRM/Customer Relationship Management) étaient développés en interne. Aujourd’hui, des solutions dans le cloud (en mode SaaS), comme Salesforce et Zendesk, ont transformé l'expérience utilisateur et l'efficacité opérationnelle. Dans une même logique, le développeur liégeois Sandro Munda, fondateur de Forest Admin en 2016 (au sein du start-up studio eFounders), s'attaque à la dernière partie non externalisée, le back-office de l’application. Ce back-office est souvent considéré comme « unique », alors que la majorité des besoins et fonctionnalités nécessaires pour gérer les données (recherche, export, visualisation...) sont les mêmes d'une structure à une autre.

Un gain de temps et d’argent

Forest Admin a ainsi créer une solution universelle couvrant ces besoins et certains plus spécifiques. Directement connectée à n'importe quelle application en ligne, cette interface d'administration universelle permet aux équipes techniques de se focaliser sur le produit client, et de ne plus perdre du temps à développer et surtout maintenir une interface d’administration interne. Aussi, Forest Admin intègre déjà plusieurs services tiers (Stripe, Intercom, Mixpanel, Close.io) et d'autres sont prévus dans le futur. Forest est déjà utilisé quotidiennement par plus de 350 sociétés, dont la plupart se trouve à l'international ; en France, c’est le cas pour Qonto, Oyst, ADA Express, Spendesk ou Heetch.

« Toutes les sociétés en ligne ont une solution de back-office home-made. Malheureusement, la plupart ne sont pas optimales, toutes sont coûteuses à développer et à maintenir », explique Sandro Munda dans le communiqué. L'opportunité du marché se révèle incroyablement large : la plupart des entreprises devant relever le défi de trouver la meilleure solution pour répondre simultanément aux besoins de leurs équipes techniques, opérationnelles et commerciales.

Basé sur un modèle freemium pour les PME (entre 10 et 250 personnes), ce sont les plus grandes entreprises qui paient pour bénéficier d’une assistance dédiée, d’implémentations personnalisées ou d’engagements de qualité de service (SLA). La start-up, qui compte aujourd’hui une dizaine de salariés, garantit totalement la « data privacy » et la sécurité sur sa plate-forme, qui n’a pas accès aux données.

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement