French Tech Next40/120 : la nouvelle garde monte en puissance

La promotion 2025 du French Tech Next40/120 regroupe 120 scale-ups françaises en forte croissance, dont un quart issu de la DeepTech. Entre percée internationale, intelligence artificielle et souveraineté numérique, l’innovation tricolore affiche une maturité stratégique inédite.

Publié et mis à jour le 5 juin 20252 min de lecture
French Tech Next40/120 : la nouvelle garde monte en puissance

On les croyait encore jeunes pousses, elles plantent désormais des drapeaux sur les marchés mondiaux. La sixième promotion du French Tech Next40/120, dévoilée ce 5 juin par Clara Chappaz, ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique, acte le passage à l’échelle de l’innovation française. Des entreprises comme Mistral AI, Electra ou Back Market ne se contentent plus d’innover. Elles exportent, embauchent, industrialisent et deviennent les vitrines technologiques d’un pays qui veut compter dans la compétition numérique. Créé en 2019, le programme French Tech Next40/120 vise à identifier et soutenir les 120 entreprises tech françaises les plus prometteuses. Sélectionnées selon des critères objectifs de chiffre d’affaires ou de levées de fonds, ces scale-up bénéficient d’un accompagnement personnalisé de la Mission French Tech. Le coaching vise le développement international, réglementaire, le recrutement ou encore la visibilité pour lever les freins potentiels à leur croissance.

Des champions devenus stratèges

Pour cette sixième édition, les entreprises retenues affichent des profils solides. En moyenne, elles ont enregistré une croissance de 27 % en un an. Plus d’un tiers génèrent plus de 100 millions d’euros de revenus annuels, et 93 % sont déjà présentes à l’international, avec une forte implantation en Europe, aux États-Unis ou au Japon. Le Next40/120 2025 ne distingue plus seulement des start-up prometteuses : il reconnaît des acteurs économiques matures, parfois déjà rentables, qui pèsent sur des secteurs clés (finance, santé, énergie, cybersécurité, IA ou industrie). Certaines comme Alice&Bob (quantique), Verkor (batteries) ou Sekoia (cybersécurité) construisent en France, embauchent localement et posent les bases d’une souveraineté technologique assumée.

DeepTech et IA en étendard

Ce millésime 2025 confirme également l’enracinement de la French Tech dans les technologies de rupture. Près d’un quart des lauréats relèvent de la DeepTech, avec des innovations dans le spatial, le quantique ou l’agritech. L’intelligence artificielle, elle, infuse partout : 35 % des entreprises en font un pilier de leur offre et 116 sur 120 l’intègrent dans leurs opérations. Qu’il s’agisse d’optimiser les IRM (Gleamer), les bornes de recharge (Electra), la paie (Payfit) ou la cybersécurité (Sekoia), l’IA est utilisée pour renforcer la compétitivité. Même les grands comptes suivent : BNP Paribas travaille avec Mistral AI, la SNCF avec Sweep, AXA avec Shares. Et l’État s’équipe lui aussi puisque Alan, l’assistant santé boosté à l’IA, assure 140 000 agents du ministère de la Transition écologique. En parallèle, le programme d’accompagnement public continue de renforcer cette dynamique via ses 60 correspondants et 114 communautés French Tech dans le monde. Longtemps scrutée pour ses levées de fonds, la French Tech s’évalue désormais à l’aune de son impact réel. Marchés publics, usines, technologies critiques : les lauréats 2025 ne testent plus, ils transforment.

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