industrie quantique

Fujitsu va créer un centre de recherche quantique au Nouveau-Mexique et mise sur l'hybride

Fujitsu a annoncé le 13 octobre un partenariat avec l'État du Nouveau-Mexique pour y créer un centre de recherche quantique, pensé pour marier ces technologies au calcul haute performance.

Publié et mis à jour le 14 octobre 2026
2 min.
Fujitsu va créer un centre de recherche quantique au Nouveau-Mexique et mise sur l'hybride

Le prototype d'ordinateur quantique Fujitsu à spin de diamant

Le groupe japonais Fujitsu et l'État du Nouveau-Mexique ont signé, en présence de la gouverneure Michelle Lujan Grisham, un protocole d'accord rendu public le 13 octobre 2026 pour créer sur place un centre de recherche quantique. Celui-ci couvrira le matériel, le logiciel, les algorithmes et les fondements théoriques de la discipline, à proximité des laboratoires nationaux de Sandia et de Los Alamos et de deux grandes universités. Fujitsu entend y articuler ses travaux quantiques avec son processeur FUJITSU-MONAKA, dans une logique hybride qui constitue le cœur du projet.

“La décision de Fujitsu de s'associer au Nouveau-Mexique est une preuve supplémentaire que nos paris dans le quantique portent leurs fruits”, s'est félicitée Michelle Lujan Grisham dans le communiqué. La gouverneure voit dans l'alliance entre l'expertise du groupe et la force des universités et laboratoires de l'État la naissance d'un écosystème propice à l'innovation. Évoquant son déplacement au Japon, destiné à transformer ses rencontres avec des dirigeants en partenariats et en emplois locaux, elle estime que “ce qui se passe aujourd'hui est une concrétisation directe de ce travail.”

L'hybride en fil rouge

Vivek Mahajan, directeur technique de Fujitsu Limited, souligne pour sa part la position singulière d'un groupe présent sur “les microprocesseurs, le calcul haute performance et l'informatique quantique.” Il considère ce centre comme “une occasion importante d'élargir nos activités de recherche et d'accélérer le développement des technologies quantiques de nouvelle génération”, spécialement pour la chimie, les matériaux ou l'énergie.

Les partenaires examineront la place du calcul haute performance basé sur FUJITSU-MONAKA dans un environnement mêlant informatique quantique, intelligence artificielle et HPC classique. Les applications quantiques exigent en effet une interconnexion étroite avec les systèmes classiques pour préparer les données, piloter les machines ou corriger les erreurs. Les processeurs quantiques restent ainsi réservés aux calculs où ils font la différence, une approche qui pourrait accélérer les applications dans la santé, les matériaux, l'industrie, l'énergie, la finance ou la logistique.

Un terrain déjà balisé

Fujitsu ne part pas de zéro, puisqu'il collabore déjà avec la New Mexico State University autour de FUJITSU-MONAKA, un partenariat que les deux parties envisagent d'étendre au quantique. Le groupe travaillera aussi avec le Quantum New Mexico Institute pour structurer un pôle de recherche dédié aux algorithmes, aux applications et aux systèmes quantiques.

L'accord s'inscrit dans la stratégie d'un État qui a engagé 150 millions de dollars pour investir aux côtés des entreprises du quantique, afin d'attirer capitaux privés, emplois qualifiés et talents. Le futur centre y contribuera par des stages, des partenariats universitaires et des programmes de formation, même si ni le montant investi par Fujitsu ni le calendrier d'ouverture n'ont encore été dévoilés.


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