Future4ID

EUDI Wallet : de la conformité à l’infrastructure de confiance, les décisions à ne plus repousser

Le wallet européen sort du cadre réglementaire pour devenir un levier concret de transformation des services, de la lutte contre la fraude et des architectures IT. Décryptage avec les experts de Future4ID.

Publié et mis à jour le 12 mai 2026
2 min.
EUDI Wallet : de la conformité à l’infrastructure de confiance, les décisions à ne plus repousser

Longtemps perçu comme un simple sujet de conformité lié au règlement européen eIDAS 2, le EUDI Wallet s’impose désormais comme un sujet de transformation beaucoup plus profond. Derrière le cadre réglementaire, c’est une nouvelle logique d’échange, de preuve et de confiance numérique qui se met en place, avec des impacts directs pour les DSI, les directions métiers et les fonctions risk & compliance.

Un basculement déjà à l’œuvre

Comme le rappelle Bruno Buffenoir, CEO de KIPMI, dans notre interview dédiée, « nous sommes face à un changement systémique ».
La montée de la fraude, l’explosion des données et les limites des architectures documentaires traditionnelles imposent un changement de paradigme : passer du stockage de documents à la vérification de preuves certifiées.

Ce basculement est au cœur des échanges du webinaire organisé par Alliancy dans le cadre de l’initiative Future4ID.

Voir le Replay du webinaire :

De quoi parle-t-on concrètement pour les organisations ?

Au-delà de la promesse, le EUDI Wallet pose des questions très opérationnelles pour les entreprises et les acteurs publics :

  • Comment fiabiliser l’onboarding et réduire la fraude sans complexifier les parcours ?

  • Quels usages prioriser à court terme (KYC, eSignature, partage d’attributs…) ?

  • Comment intégrer des preuves externes certifiées dans les systèmes existants ?

  • Quelles évolutions pour les architectures IAM et les modèles de confiance ?

L’enjeu n’est pas seulement que les citoyens disposent d’un wallet, mais que les organisations sachent émettre, consommer et vérifier des preuves fiables, dans une logique « B2B2C ».

Moins de documents, plus de preuves : un changement de logique

Le wallet européen marque une rupture nette :
les échanges documentaires (PDF, justificatifs, copies) laissent place à des credentials vérifiés, partageables à la demande, avec consentement.

Pour les DSI et les directions risk, cela implique une réduction du stockage de données sensibles, une évolution des mécanismes d’authentification (jusqu’au MFA), une transformation des processus métiers et de conformité, une meilleure maîtrise de la fraude et des risques… Comme le souligne Bruno Buffenoir, ce modèle permet de déplacer la charge de la preuve, tout en fluidifiant les parcours.

Prioriser maintenant, plutôt que subir demain

Le calendrier est connu : déploiement des wallets d’ici 2026, adoption progressive jusqu’en 2030. Mais les décisions structurantes, cas d’usage, architectures, partenaires, se prennent dès aujourd’hui.

C’est précisément l’objectif de Future4ID :
aider les organisations à clarifier leurs priorités, qualifier les solutions et structurer des trajectoires d’implémentation crédibles.

Avec les interventions de Bruno Buffenoir (KIPMI), Isabelle Zablit (Alliancy) et Sébastien Ferreri (Finegan), ce webinaire pose les bases d’une question centrale : comment transformer une contrainte réglementaire en avantage opérationnel et stratégique ?

 

Pour aller plus loin : retrouvez l’analyse complète de Bruno Buffenoir dans notre interview : « Nous sommes face à un changement systémique » 

Autres articles

La dépendance numérique se fabrique aussi dans les organigrammes

Chronique

La dépendance numérique se fabrique aussi dans les organigrammes

On parle d’infrastructures et de contrats quand on évoque la dépendance numérique. On parle moins des compétences qui permettent de les évaluer, de les challenger et, le cas échéant, d’en sortir. Or une organisation perd sa maîtrise numérique lorsqu’elle perd les personnes capables de juger ses choix.

La Cour des comptes pousse les ministères vers le libre

Bureautique de l’État

La Cour des comptes pousse les ministères vers le libre

L’État a dépensé 100 M€ en 2025 pour sa bureautique, dont 80 % des licences chez Microsoft. La Cour des comptes réclame une bascule vers le libre en mode cloud d’ici trois à quatre ans.

Quand la donnée commerciale devient un enjeu de leadership pour le CDO

Défi d’un nouveau monde

Quand la donnée commerciale devient un enjeu de leadership pour le CDO

Le leadership du chief data officer se joue-t-il encore dans la construction des fondations data, ou dans sa capacité à transformer la donnée en levier de création de valeur pour l’IA ?

Cybersécurité et souveraineté : le grand écart des entreprises européennes

Etude

Cybersécurité et souveraineté : le grand écart des entreprises européennes 

Une enquête de Kerys Software révèle un paradoxe : si la souveraineté technologique figure parmi leurs priorités, 81 % des entreprises interrogées s’appuient sur des solutions non européennes. 

"L’enjeu principal de la deeptech est plutôt la liquidité du marché"

Interview

"L’enjeu principal de la deeptech est plutôt la liquidité du marché"

Kat Borlongan, membre du board de l’European Innovation Council (EIC) au sein de la Commission européenne, décrypte les difficultés des startups deeptech en Europe, et les signaux positifs.


Préférences de consentement