Alliance

La France et l'Allemagne coordonnent l'évaluation des modèles d'IA 

 
Paris et Berlin annoncent une coopération renforcée sur la sûreté de l'IA afin d'appuyer l'application de l'AI Act européen et l'évaluation des modèles les plus avancés.

Publié et mis à jour le 20 juillet 20261 min de lecture
La France et l'Allemagne coordonnent l'évaluation des modèles d'IA

La France et l'Allemagne resserrent leur alliance sur la sécurité de l'intelligence artificielle. Réunis à Bonn le 17 juillet, les deux gouvernements ont acté une coopération renforcée entre leurs organismes chargés d'évaluer les modèles d'IA les plus avancés. Autour de la table figurent notamment le futur Institut national pour l'évaluation et la sécurité de l'intelligence artificielle (INESIA), le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), la Direction générale des entreprises (DGE), ainsi que le German AI Safety and Security Institute. Paris et Berlin entendent aussi renforcer les capacités d'expertise le Bureau européen de l'IA, chargé d'appliquer l'AI Act. Le règlement européen, entré progressivement en vigueur depuis 2024, confère à Bruxelles la supervision des modèles d'IA de frontière comme GPT-4o, Gemini ou Claude.  

Une brique de plus dans la souveraineté européenne 

Rien d'improvisé. Les deux capitales rattachent cette coopération au traité d'Aix-la-Chapelle signé le 22 janvier 2019, puis à l'agenda franco-allemand sur la souveraineté économique et technologique, adopté lors du Conseil des ministres franco-allemand en 2025. Quelques semaines plus tôt, à VivaTech 2026, les deux gouvernements avaient dévoilé une définition commune de la souveraineté numérique. Celle-ci associe désormais la maîtrise des infrastructures, des capacités industrielles, des données et des technologies critiques. La coopération sur l'IA en constitue une traduction opérationnelle. Paris et Berlin veulent bâtir une capacité européenne d'évaluation des modèles d'IA avant de laisser ce rôle aux seuls laboratoires privés ou aux autorités étrangères. Les deux gouvernements entendent également porter cette coopération dans les enceintes de l'Union européenne, de l'OTAN et des Nations unies. Reste toutefois une inconnue. La déclaration franco-allemande ne détaille ni les projets opérationnels ni les moyens financiers mobilisés. 


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