Cybermois 2026

La sensibilisation cyber s'invite dans les territoires 

Cybermalveillance.gouv.fr lance ce 1er octobre la 14e édition du Cybermois avec un CyberTour dans six villes et plus de 360 événements partout en France.

Publié et mis à jour le 1 octobre 2026
2 min.
La sensibilisation cyber s'invite dans les territoires

La culture cyber cherche encore à gagner du terrain hors des cercles avertis. Ce 1er octobre marque le coup d’envoi de la 14e édition du Cybermois, campagne nationale et européenne de sensibilisation à la cybersécurité. Cybermalveillance.gouv.fr s’appuie cette année sur plus de 2 400 partenaires et un agenda comptant déjà 360 événements en métropole et en outre-mer. Cette mobilisation reprend aussi la route avec la deuxième édition du CyberTour, organisée avec le Campus Cyber national et les Campus Cyber territoriaux. De Biarritz à Paris, six étapes passeront par Rennes, Lille, Rouen et Montpellier avec des formats adaptés aux professionnels, collectivités, scolaires, étudiants et particuliers. L’édition 2026 cherche surtout à dépasser la connaissance des menaces pour pousser à l’adoption de gestes concrets. “L’industrialisation de la cybercriminalité et la généralisation des risques exigent de passer d’une simple prise de conscience à une véritable culture de l’action”, défend Jérôme Notin, directeur général de Cybermalveillance.gouv.fr. Un changement de registre pour une campagne de sensibilisation confrontée à une difficulté tenace, transformer l’information en habitudes durables. 

Des fuites aux bons réflexes 

Les violations de données s’imposent logiquement parmi les priorités de cette édition. Cybermalveillance.gouv.fr et la CNIL publient un nouveau support destiné aux personnes informées de la compromission de leurs informations personnelles. Pensé comme une feuille de route, il accompagne la victime du jour de la notification jusqu’aux trente jours suivants pour sécuriser ses comptes et limiter les risques d’usurpation d’identité. Le sujet dépasse désormais le cercle des spécialistes. Le dernier baromètre de Cybermalveillance.gouv.fr indiquait en septembre que 45 % des Français avaient été informés d’une violation de leurs données au cours des douze derniers mois. La sensibilisation intervient donc après l’incident autant qu’avant. L’enjeu consiste à raccourcir le délai entre l’alerte et les premières mesures de protection. Une donnée dérobée ne disparaît pas après sa divulgation. Elle peut alimenter des campagnes d’hameçonnage, des tentatives d’usurpation ou d’autres fraudes plusieurs semaines plus tard. Le Cybermois cherche ainsi à installer une vigilance dans la durée plutôt qu’une réaction limitée au jour de l’incident. 

Au-delà d’octobre 

Cette continuité constitue aussi le principal défi du Cybermois. La campagne “Se cyber protéger, ce n’est pas si bête” sera affichée dans 15 000 marchands de presse et 2 500 maisons France services. Des opérations sont également prévues dans les gares de Paris-Gare-de-Lyon et Rennes afin de toucher les familles et les jeunes au-delà des publics habituels des événements cyber. Cybermalveillance.gouv.fr prévoit enfin de prolonger ses messages après octobre avec des conseils mensuels. La multiplication des formats élargit la surface de sensibilisation. Elle ne garantit toutefois pas leur traduction en pratiques. Le mois d’octobre concentre depuis quatorze éditions l’attention sur des risques présents toute l’année. Toute la difficulté tient donc moins à multiplier les messages qu’à les faire survivre à la campagne. 


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