Les DNVB investissent le quartier des Halles et le Marais

Beaucoup de « Digital Native Vertical Brands » (DNVB), passées du virtuel au réel en ouvrant des concepts stores, choisissent les quartiers centraux de Paris, les plus fréquentés par leur coeur de cible, soit les jeunes urbains de 25 à 35-40 ans.

Publié et mis à jour le 19 septembre 20193 min de lecture
Les DNVB investissent le quartier des Halles et le Marais

Benoit Wojtenk Benoît Wojtenka, l’un des cofondateurs. de Bonne Gueule

Beaucoup de « Digital Native Vertical Brands » (DNVB), passées du virtuel au réel en ouvrant des concepts stores, choisissent les quartiers centraux de Paris, les plus fréquentés par leur coeur de cible, soit les jeunes urbains de 25 à 35-40 ans.

[caption id="attachment_70266" align="alignleft" width="304"]

L’Exception a ouvert en avril 2016 son premier « flagship » parisien.[/caption]

Une surface de 360 mètres carrés rue Berger, au sein de la Canopée du Forum des Halles, on ne peut rêver mieux en termes de visibilité. C’est là que le concept store en ligne L’Exception a ouvert en avril 2016 son premier « flagship » parisien. Il conjugue un espace de vente et un café et accueille chaque mois des évènements liés à la création et au design. La boutique est dédié au « meilleur de la création française », déclinée à travers le prêt-à-porter homme et femme (créateurs et marque propre), l’accessoire, le design et l’art de vivre, avec des collections régulièrement renouvelées selon les tendances.

Le flagship met à disposition de ses clients tablettes et ordinateurs pour accéder au catalogue online et à une sélection de produits à essayer sur rendez-vous. Un « social wall » intègre en temps réel le réseau social Instagram. Environ 35% des clients qui fréquentent le flagship ne connaissaient pas L’Exception avant l’ouverture du point de vente, qui représente aujourd’hui 20 % du chiffre d’affaires. Depuis deux ans, la DNVB accentue son offre de prêt-à-porter homme et durable, pour répondre à la demande, « peu d’acteurs étant positionnés sur le lifestyle masculin et éthique ».

[caption id="attachment_70272" align="alignright" width="350"]

Shanty Baehrel, sa créatrice.

Shanty Baehrel, sa créatrice.

Shanty Baehrel, la créatrice de Shanty Biscuits[/caption]

L’éphémère...

Un kilomètre plus loin, près de la rue des Rosiers dans le Marais, Shanty Biscuits a ouvert, du 12 au 22 septembre, son premier espace éphémère, le Shanty Motel. La marque de biscuits gravés de messages personnalisés cartonne sur Instagram avec une communauté de plus de 82 000 abonnés. « L’idée de ce popup n'est pas de vendre, mais plutôt d’offrir une expérience de marque et de rendre physique notre univers Instagram », confie Shanty Baehrel, sa créatrice.

La DNVB produit aujourd’hui plus d’un million et demi de biscuits et elle a même créé une activité BtoB. « Nos biscuits, fabriqués à partir d’ingrédients naturels, sont produits dans notre atelier près d’Aix-en-Provence depuis 2016 », confie la fondatrice, qui a lancé Shanty Biscuits en 2013 dans sa cuisine. Elle prépare le lancement d’une gamme de biscuits salés et envisage de nouveaux popup stores éphémères pour des occasions comme Noël et la fête des mères.

[caption id="attachment_70267" align="alignleft" width="300"]

Benoît Wojtenka, l’un des cofondateurs. de Bonne Gueule[/caption]

... Ou le durable

900 mètres plus haut, à deux pas de la rue de Turenne, se trouve la double boutique (lounge et dressing face à face) de Bonne Gueule. Blog destiné à conseiller les hommes sur leur habillement créé en 2007 par deux étudiants, Bonne Gueule s’est professionnalisé en 2012 en collaborant avec diverses marques. En 2014, la DNVB a lancé sa propre marque - « une marque de vêtements de qualité, à prix juste, transparente et éthique », ciblant les jeunes actifs de 30 à 40 ans.

En mai 2015, Bonne Gueule a ouvert sa première boutique à Paris - agrandie en septembre 2017 - et investi Bordeaux, Lyon et en avril dernier, la rue Madame à Paris. « Avant, les clients voulant récupérer leur commande directement sur Paris venaient dans nos bureaux, ce qui était peu pratique pour nous et pour eux », raconte Benoît Wojtenka, l’un des cofondateurs. « Quand on ouvre un point de vente, c’est le chiffre d’affaires global qui augmente, estime-t-il. Boutique et e-commerce ne doivent pas être opposés, c’est de l’omnicanal et les frontières sont brouillées. On ne se demande plus si on va acheter en magasin ou sur Internet, tout dépend de l’envie et du moment ».

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement