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Les DSI français attendent davantage de l’IA et des systèmes d’entreprise

Une nouvelle étude indépendante commanditée par Rimini Street, spécialiste du support informatique, révèle que les dirigeants français subissent une pression croissante pour accélérer l’innovation grâce à l’IA, tout en devant faire face à la hausse des coûts informatiques, à la pénurie de talents et à l’intensification des menaces de cybersécurité.

Publié et mis à jour le 26 juin 20263 min de lecture
Les DSI français attendent davantage de l’IA et des systèmes d’entreprise

L’enquête mondiale sur l’informatique 2025-2026, menée par Censuswide auprès de plus de 4300 entreprises de tous les secteurs, montre que les dirigeants s’interrogent sur la capacité de l’IA à générer une réelle valeur ajoutée. Dans le même temps, les responsables informatiques doivent trouver un équilibre délicat entre les gains opérationnels à court terme et la mise en place d’une stratégie technologique durable.         

Plus précisément, un rapport consacré à la France et à la région du Benelux révèle que 94 % des DSI, directeurs financiers, RSSI et PDG interrogés dans la région estiment que la pénurie de talents compromet leurs objectifs à long terme. Alors que l’automatisation et l’IA figurent parmi les principales priorités pour les cinq prochaines années, la quasi-totalité des dirigeants indiquent que la hausse des coûts d’abonnement aux ERP et la dépendance vis-à-vis des fournisseurs freinent leurs progrès.

Les impératifs des dirigeants : accélérer l’innovation dans un contexte en mutation — Quels sont les impératifs informatiques prioritaires pour les 4300 dirigeants interrogés ?

Les impératifs des dirigeants : accélérer l’innovation dans un contexte en mutation — Quels sont les impératifs informatiques prioritaires pour les 4300 dirigeants interrogés ?

Les DSI français s’attendent à un retour sur investissement de 31 % sur leurs investissements technologiques d’ici un à deux ans, et de 37 % d’ici trois à cinq ans. Cependant, il reste complexe de répondre à ces attentes. Près de 40 % des priorités informatiques à court terme sont axées sur la conformité réglementaire, l’optimisation des coûts et la migration vers le cloud, ce qui limite la capacité d’innovation. De plus, 23 % du temps consacré à l’informatique est encore consacré à la maintenance des systèmes ERP existants.

 

Les deux tiers (68 %) des dirigeants de la région anticipent des changements majeurs dans les logiciels ERP. Si les visions mondiales de l’avenir de l’ERP varient, la plupart des grandes entreprises n’incluent plus les systèmes ERP traditionnels dans leurs projections : 33 % estiment que l’ERP « agentique », fondé sur une prise de décision pilotée par l’IA, représente l’avenir. Les coûts de maintenance élevés, la pression exercée par les fournisseurs pour effectuer des mises à niveau et le manque de flexibilité comptent parmi les principaux obstacles au financement de l’innovation. En France et dans les pays du Benelux, le manque de transparence des politiques tarifaires et la dépendance vis-à-vis des fournisseurs constituent les principales préoccupations (davantage que dans d’autres régions du monde), tout comme l’insuffisance d’un accompagnement adapté aux spécificités régionales, linguistiques ou aux fuseaux horaires.

Par ailleurs, 99 % des personnes interrogées indiquent avoir déjà externalisé une partie de leurs tâches informatiques, notamment la cybersécurité et le support applicatif. La gestion des risques devient également une priorité. Presque tous les dirigeants affirment que la réduction des risques est essentielle. L’incertitude économique, les changements réglementaires et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement figurent également parmi leurs principales préoccupations.

 

« À mesure que les pressions économiques et opérationnelles s’intensifient, les dirigeants adoptent une approche beaucoup plus rigoureuse en ce qui concerne les investissements technologiques. » « Les résultats montrent clairement que les entreprises recherchent des résultats mesurables, un raccourcissement du cycle de retour sur investissement et une amélioration de la flexibilité dans l’allocation de leurs budgets », déclare Michael Perica, directeur financier de Rimini Street.

 

Le rapport met en évidence une évolution manifeste : les DSI et les conseils d’administration privilégient désormais le retour sur investissement, la résilience et la flexibilité plutôt que les migrations de grande envergure de leur ERP, libérant ainsi des budgets pour financer des initiatives liées à l’IA, à l’automatisation et à l’exploitation des données.

 

Toutefois, les résultats mettent en évidence des axes d’amélioration en matière de collaboration sur les projets informatiques. Cette enquête de 2025 révèle une évolution de la relation entre les DSI et les directeurs financiers au cours de l’année écoulée, notamment en ce qui concerne la collaboration entre les conseils d’administration, les équipes informatiques et les services financiers. Le rapport mondial Censuswide de 2024 indiquait que 86 % des personnes interrogées étaient favorables à un renforcement de la relation entre le directeur financier et le directeur informatique. Pourtant, seuls 23 % des directeurs financiers interrogés cette année ont déclaré collaborer principalement avec les directeurs informatiques, tandis que seuls 11 % des directeurs informatiques ont indiqué travailler fréquemment avec les directeurs financiers.

Rimini Street est partenaire du programme « What’s Next, CIO ? » by Alliancy.

    Tout au long de l’année, les partenaires stratégiques de « What’s Next, CIO ? » s’engagent à faire progresser l’écosystème du numérique par le partage de pratiques et la confrontation d’avis. Ils se mettent au service de la communauté des CIO pour leur permettre d’anticiper et d’incarner le changement dans leurs organisations.