Mayeul Foisil – Le futur de l’apprentissage des langues est dans l’e-formation

Selon une étude du Figaro parue en septembre 2013, le niveau moyen des salariés en anglais n'évolue que très faiblement chaque année. Un salarié sur deux évalue toujours son niveau d'anglais comme étant en dessous de la moyenne.

Publié et mis à jour le 25 novembre 2013
3 min.
Mayeul Foisil – Le futur de l’apprentissage des langues est dans l’e-formation

Mayeul Foisil / Fondateur – 7Speaking

[caption id="attachment_6375" align="alignleft" width="178"]

Selon une étude du Figaro parue en septembre 2013, le niveau moyen des salariés en anglais n'évolue que très faiblement chaque année.

Selon une étude du Figaro parue en septembre 2013, le niveau moyen des salariés en anglais n'évolue que très faiblement chaque année.

Mayeul Foisil, fondateur de 7Speaking[/caption]

Selon une étude du Figaro parue en septembre 2013, le niveau moyen des salariés en anglais n'évolue que très faiblement chaque année. Un salarié sur deux évalue toujours son niveau d'anglais comme étant en dessous de la moyenne. Cela se révèle d'autant plus alarmant lorsque l'on constate dans cette même enquête que 51 % des salariés ont déjà été confrontés, dans le cadre professionnel, à une situation en anglais où ils se sont retrouvés en difficulté. Il peut s'agir d'un appel téléphonique, d'une présentation orale, de la rédaction d'un email/document ou de la compréhension d'un document écrit.

En tant que DRH d’une grande entreprise comment répondre efficacement à ce challenge dans un contexte de globalisation croissante ?

Les recherches récentes montrent que les adultes acquièrent 90% de leurs compétences et connaissances de façon empirique, c'est à dire sur le terrain et en collaborant avec leurs collègues et clients. 10% seulement des connaissances sont acquises en classe ou avec un professeur. Or les entreprises et les responsables de la formation professionnelle ont principalement tendance à concentrer leurs efforts sur ces 10%.

N'est ce pas la raison des faiblesses constatées chez les salariés dans la pratique de l'anglais professionnel ?

L'apprentissage est en train de vivre une vraie révolution avec entre autres l'arrivée des MOOC et le développement de l'apprentissage informel et collaboratif. L’approche 70/20/10 combine innovations technologiques et immersion sur le web pour permettre aux apprenants d’accéder à un environnement d'apprentissage informel (contenus thématiques basés sur l'actualité business et spécialisés métier enrichis et renouvelés régulièrement) et la pratique écrite et orale autour de ces thèmes avec des communautés natives et expertes.

Ces solutions répondent donc parfaitement aux attentes des collaborateurs et des dirigeants des entreprises : un apprentissage efficace, motivant, personnalisé, spécialisé par métier, moderne et économique. L'utilisation des CLIL (Content & Language Integrated Learning) est une étape supplémentaire dans cette direction. Cette approche est encore très peu utilisée mais le CLIL répond très bien aux nouveaux challenges des collaborateurs des entreprises :

- ils ont peu de temps pour se former

- leur apprentissage des langues ne peut pas et ne doit pas être déconnecté de leurs autres initiatives de formation ou de leur activité quotidienne

- apprendre à développer leurs compétences métiers en anglais et non pas juste apprendre l'anglais

Difficile à concrétiser en cours présentiel, du fait de la double compétence nécessaire pour l’enseignant (langue + compétence métier), le CLIL devient accessible via le weblearning. Avec cette nouvelle approche, l'apprenant se forme bien sûr à l'anglais, mais dans le même temps il bénéficie aussi d'une véritable formation professionnelle dispensée par un expert reconnu. Des exercices permettent de valider l’acquisition des connaissances et l'apprenant peut passer à la mise en pratique dans son travail et/ou avec des communautés d'experts natifs.

La révolution de l'apprentissage des langues en entreprise est en marche. De nouvelles approches innovantes, efficaces et économiques sont aujourd’hui disponibles. Les collaborateurs peuvent bénéficier de solutions centrées sur leur métier et leurs besoins professionnels.

Autres articles

Pour Yann Le Cun, “les LLM ne mèneront pas vers une intelligence humaine”

IA

Pour Yann Le Cun, “les LLM ne mèneront pas vers une intelligence humaine” 

Face aux discours alarmistes, le scientifique français le plus emblématique de l'IA s’est rendu à Sciences Po Paris le 16 septembre 2026 pour livrer sa vision de l’évolution de l’IA. 

Tandem Health lève 100 millions de dollars pour étendre son IA médicale en Europe

santé

Tandem Health lève 100 millions de dollars pour étendre son IA médicale en Europe 

Tandem Health boucle une série B de 100 millions de dollars pour accélérer le déploiement de son assistant médical et le faire évoluer vers une plateforme de santé basée sur l’IA.  

L’IA sait analyser. Mais qui aura encore le courage de décider ?

Chronique

L’IA sait analyser. Mais qui aura encore le courage de décider ?

À l’ère de l’IA, le véritable enjeu du leadership n’est plus de savoir quoi décider, mais de savoir construire, challenger et assumer une décision. Bref, de décider. En lui permettant de mieux comprendre, mieux anticiper et mieux arbitrer, l'IA ne remplace pas pour autant le décideur.

Les écoles tech sont-elles devenues obsolètes ?

Article partenaire

Les écoles tech sont-elles devenues obsolètes ? 

Depuis 2023, l’Union Européenne recense plus de 256 000 créations d’emploi directement liées à l’intelligence artificielle. Ce qui pourrait être perçu comme un signal positif pour les écoles tech peut en réalité les conduire vers une crise de légitimité.

Avec l’IA, le conseil peut-il encore vendre son temps ?

CONSULTING

Avec l’IA, le conseil peut-il encore vendre son temps ? 

Publié le 17 septembre chez Vuibert, “Consultant puissance IA” de Gabriel Dabi-Schwebel ausculte un modèle du conseil fragilisé par l’intelligence artificielle et sa compression du temps de production. 


Préférences de consentement