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Pasqal choisit le Nasdaq pour changer d’échelle dans le quantique

La deeptech française Pasqal a fait ses débuts au Nasdaq le 28 août. L’opération doit financer l’industrialisation de ses ordinateurs quantiques et son expansion internationale.

Publié et mis à jour le 4 septembre 2026
2 min.
Pasqal choisit le Nasdaq pour changer d’échelle dans le quantique
Pasqal

Pasqal traverse l’Atlantique pour passer de la deeptech au groupe industriel. Depuis le 28 août, le spécialiste français des ordinateurs quantiques à atomes neutres est coté au Nasdaq sous le symbole PSQL, après sa fusion avec la SPAC Bleichroeder Acquisition Corp. II. L’opération laisse à l’entreprise environ 360 millions de dollars de trésorerie. Une enveloppe destinée à augmenter la production de ses processeurs quantiques, poursuivre ses travaux vers le calcul tolérant aux fautes et accélérer son développement commercial hors de France. Pasqal compte sept machines déployées et trois autres en production. Plus de 25 applications commerciales et de recherche utilisent ses systèmes dans l’énergie, les services financiers ou les matériaux. Le Nasdaq doit désormais lui donner les moyens de changer de braquet. L’entreprise prévoit notamment de développer ses capacités industrielles en France et au Canada, avec une capacité annoncée pouvant atteindre 13 machines par an.

Wall Street sans quitter Palaiseau

Le choix américain ne signe pas pour autant un départ de France. Pasqal conserve son siège à Palaiseau et avait annoncé en mars vouloir renforcer ses capacités françaises, avec 50 recrutements prévus en dix-huit mois et un doublement de sa capacité de production en deux ans. Une cotation sur Euronext Paris reste également envisagée. Le Nasdaq offre surtout un accès à un marché financier habitué aux paris technologiques lourds en capitaux, alors que la course mondiale au quantique oppose la pépite française aux stratégies de groupes comme IBM ou Google et à plusieurs pure players américains. L’arrivée en Bourse n’a toutefois pas produit le jackpot espéré. Au printemps, Pasqal tablait sur plus de 600 millions de dollars de ressources potentielles dans le cadre de l’opération, sous des hypothèses favorables. La société dispose finalement d’environ 360 millions à la clôture. De quoi financer une nouvelle étape, pas abolir le principal risque. Dans le quantique, les capitaux peuvent accélérer l’industrialisation. Ils ne raccourcissent pas à eux seuls le chemin vers des usages rentables à grande échelle.

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