Réforme des retraites & seniors écartés de l’emploi : un paradoxe français ?

Ce 10 janvier, la Première ministre doit s'exprimer pour présenter le projet de réforme des retraites. Le texte sera ensuite débattu au Parlement pour une entrée en vigueur a priori dès l'été prochain…

Publié et mis à jour le 10 janvier 20232 min de lecture
Réforme des retraites & seniors écartés de l’emploi : un paradoxe français ?

Réforme des retraites & seniors écartés de l’emploi

Âge légal du départ en retraite, montant minimal des pensions, régimes spéciaux, critères de pénibilité… Les questions sont connues, les réponses pas encore. Mais il existe un sujet connexe, dont en entend beaucoup moins parler et qui ne progresse guère : l’employabilité des « seniors » (à partir de 45 ans). Nous abordions déjà la question en juin avec ce chiffre effarant de la Dares : au-dessus de 55 ans, près d’1 senior sur 2 est aujourd’hui… au chômage.

Le cabinet de recrutement Robert Half vient de dévoiler de nouveaux chiffres, sur la base d’une étude réalisée mi-novembre dernier (1 000 salariés français âgés de 18 à 55 ans).

On y apprend que 63 % des 45-55 ans n’ont pas du tout été sollicités par les recruteurs au cours des six derniers mois. Et 19 % ne l’ont été que rarement. « L’écart avec les autres tranches d’âge est très significatif, souligne le cabinet. Pour la tranche des 18-34 ans : 26 % seulement des salariés n’ont pas été sollicités. Et pour l’ensemble des sondés, c’est 46 %. »

Parmi les mesures envisagées par le Gouvernement, il y a la création d’un index sur l’emploi des seniors dans les entreprises de plus de 50 salariés, sur un modèle similaire à l’index d’égalité hommes-femmes en entreprise, rappellent les auteurs de l’étude. Une mesure qui pourrait s’avérer nécessaire pour faire bouger les choses.

Trois autres chiffres sont à retenir :

  1. Les seniors qui comptent changer d’emploi dans les six prochains mois seraient prêts à changer de secteur (29%) et à entamer une reconversion professionnelle (21%).

  2. Le manque de perspectives d’évolution en interne est, après le salaire, la 2e raison qui pousse les 45-55 à changer d’entreprise, avant l’équilibre vie pro-vie perso.

  3. Seuls les 45-55 ans mentionnent« les missions stimulantes» dans leur top 5 pour choisir une entreprise plutôt qu’une autre.

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