Green'ovation

ROI, souveraineté… Les nouveaux arguments de la Green Tech 

Manaëlle Perchet (Reply), Yannick Chaze (Sweep) et Samuel Le Port (Treebal) reviennent sur l'évolution des arguments de la GreenTech, où le ROI, la souveraineté et la résilience prennent une place croissante auprès des entreprises. 

Publié et mis à jour le 29 juin 20262 min de lecture
ROI, souveraineté… Les nouveaux arguments de la Green Tech 
Adobe Stock

L'argument environnemental ne suffit-il plus à convaincre les entreprises ? 

Manaëlle Perchet (Reply) : Le numérique responsable, étant donné que c'est un sujet qui est multifactoriel et transverse, s'intègre dans le quotidien des entreprises et dans leur obligation d'être efficaces énergétiquement parlant. Et donc ce n'est plus seulement un sujet IT ou compliance, mais c'est aussi un sujet de transformation. 

Quels sont aujourd'hui les arguments qui parlent le plus aux entreprises ? 

Yannick Chaze (Sweep) : La durabilité, c'est une opportunité de création de valeur pour les sociétés. Aujourd'hui, ce n'est pas juste une contrainte réglementaire, mais ça devient une opportunité de croissance et de ROI. 

Manaëlle Perchet : Si on parle à un financier ou quelqu'un qui a un budget serré, effectivement, faire de la GreenTech, revenir à de la frugalité a du bon sens. C'est à la fois bien pour des raisons financières, pour des raisons économiques, mais aussi pour des raisons environnementales. Vraiment s'adapter en fonction de son interlocuteur, comprendre ses enjeux et surtout lui donner l'espace, les moyens et les outils de le mettre en place en pratique. 

La souveraineté semble également devenir un argument de plus en plus présent. Pourquoi ? 

Samuel Le Port (Treebal) : Toutes les entreprises ont besoin aujourd'hui d'efficacité, elles ont un besoin de géopolitique, elles ont besoin de maîtriser leur chaîne de valeur, leur résilience. Il faut faire le choix de solutions locales. C'est une dimension hyper importante de la transition écologique. Quand on consomme local, on est indépendant, on est résilient, on ne met pas tous les œufs dans le même panier et on réduit les filières. 

Et concrètement, comment cette approche se traduit-elle dans votre solution ? 

Samuel Le Port : Un message en digital qui représente à peu près 0,28 gramme d'équivalent CO₂, ça représente quinze fois moins qu'un e-mail. 

Les labels sont-ils également devenus un levier pour accompagner cette transformation ? 

Samuel Le Port : Nous avons reçu le label GreenTech Décomap, remis par le ministère de la Transition écologique. Ce label a audité 600 entreprises en France, tous secteurs confondus. 

Manaëlle Perchet : Tous les labels ne se valent pas. Il y a des labels qui vont permettre de flatter l'image de marque, d'autres labels qui, au contraire, peuvent agir comme un cadre, une boussole, un phare qui va nous permettre de garder un cap sur l'amélioration continue. Donc au niveau des process, des pratiques et de la culture, l'obtention de ces labels peut permettre de garder confiance et de continuer à vouloir s'améliorer tout en inspirant le reste des parties prenantes à suivre le même pas. 

À vos yeux, qu'est-ce qui fera la différence entre les entreprises demain ? 

Manaëlle Perchet : À mon sens, les entreprises qui vont survivre, non pas demain mais aujourd'hui, sont celles qui, dans leurs critères de performance, vont intégrer l'impact, l'innovation et la mise à l'échelle, pas seulement un ou deux des trois.