Transports

SNCF s’allie à Mistral AI pour faire rouler l’intelligence artificielle à grande vitesse

Le groupe SNCF officialise un partenariat avec Mistral AI pour renforcer l’intégration de l’IA générative dans ses outils internes et ses processus industriels. Objectif : accélérer la transformation numérique du ferroviaire avec une technologie souveraine.

Publié et mis à jour le 16 juin 20251 min de lecture
SNCF s’allie à Mistral AI pour faire rouler l’intelligence artificielle à grande vitesse

Un TGV ne démarre jamais sans plan de voie. Pour l’IA à la SNCF, cette voie s’appelle désormais Mistral AI et elle est toute tracée pour transformer le quotidien des agents comme celui des voyageurs. La collaboration vise à intégrer les modèles de Mistral dans “Groupe SNCF GPT”, l’assistant IA interne déjà déployé auprès de 100 000 collaborateurs. L’ambition est double : renforcer l’efficacité opérationnelle des agents, tout en optimisant des fonctions clés comme la maintenance prédictive, l’information voyageurs ou la planification des transports. La solution Codestral, dédiée au développement logiciel, sera aussi mise à disposition des équipes techniques de la SNCF. L’ensemble s’inscrit dans une logique de souveraineté numérique, en phase avec les engagements de l’entreprise publique et les orientations du gouvernement.

Du back-office aux quais de gare

Au-delà de l’assistance aux salariés, ce partenariat intègre une dimension R&D avec des cas d’usage ciblés. L’objectif est d’industrialiser progressivement l’usage de l’IA générative dans des domaines concrets du ferroviaire, du pilotage d’infrastructures à la relation client. Une équipe dédiée de Mistral AI accompagnera la montée en charge de ces outils, en lien étroit avec les directions métiers concernées. Pour la SNCF, l’enjeu n’est pas seulement technologique : il s’agit d’un levier stratégique pour moderniser un secteur en mutation et améliorer la qualité de service dans un contexte d’attentes accrues sur la performance, la fiabilité et l’accessibilité des mobilités. Après les rames à grande vitesse, le groupe ferroviaire français veut faire circuler l’IA à grande échelle, et de préférence, sur des rails souverains.

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