2018, l’année de la « forte croissance » pour CAILabs

La société rennaise a levé 5 millions d’euros mi-2017 et vu Safran entrer à son capital. Aujourd’hui, son activité décolle en France comme à l’international, notamment pour permettre le passage à l’industrie 4.0. Mais pas seulement.

Publié et mis à jour le 16 avril 20183 min de lecture
2018, l’année de la « forte croissance » pour CAILabs

La société rennaise CAILabs a levé 5 millions d’euros mi-2017 et vu Safran entrer à son capital. Aujourd’hui, son activité décolle en France comme à l’international, notamment pour permettre le passage à l’industrie 4.0. Mais pas seulement.

[caption id="attachment_56059" align="alignleft" width="300"]

Jean-François Morizur, président[/caption]

Depuis sa levée de fonds de l’été dernier, CAILabs se porte bien. « L’année 2018 est celle de la forte croissance », reconnaît optimiste Jean-François Morizur, président de la SAS et cofondateur de l’entreprise avec Guillaume Labroille. « On voit cette accélération toutes les semaines, même s’il faut encore acculturer le marché. »

Avec cet apport d’argent, la société a pu valider son concept et « nous avons accélérer la capacité à promouvoir nos produits, notamment notre solution Aroona qui offre une nouvelle jeunesse à un réseau fibré dans un réseau local, explique-t-il.

Et de citer l’exemple d’une usine qui aurait besoin de passer à industrie 4.0… avec des caméras par exemple… Leur solution Aroona multiplie par 400 les débits sans aucun besoin de recâbler le site. « Ce qui pose vraiment un problème dans un contexte industriel », ajoute l’ingénieur. De même, partout où il y a un laser (découpe, soudure), leur technologie peut être utile.

« Aujourd’hui, de nombreuses usines en France et en Allemagne font appel à notre technologie, jusqu’au Canada. Aux Etats-Unis, on travaille surtout pour des écoles », ajoute Jean-François Morizur, qui s’adresse à de nombreux intégrateurs pour vendre ses produits aux DSI et responsables d’infrastructures.

La croissance de CAILabs vient également des programmes qui se structurent sur le long terme et pour des montants de plus en plus conséquents avec de grands groupes. « Nous avons trois programmes en cours, dont un avec Safran, et trois autres sont en signature », dévoile-t-il. L’idée est de faire du co-développement avec notre technologie et nos savoir-faire autour de problématiques que l’entreprise nous pose.

A nouvelle échelle, nouvelle organisation

Par exemple, Safran Electrical & Power, filiale de Safran, travaille avec Cailabs pour des projets de développement portant sur la fibre optique des prochaines générations de câblage avion en gagnant sur le poids et en devenant plus flexible. « On met plus de canaux dans la fibre », indique-t-il.

Aujourd’hui, les deux dirigeants structurent également la société par grands pôles. « Nous sommes passés très vite de 22 à 37 personnes. C’est dur. Cela nécessite de vrais efforts d’organisation, reconnait-il, même si on ne veut pas trop de process. Il faut que les décisions soient prises au bon moment et que la mayonnaise prenne entre nous ».

Du fait qu’il soit plus difficile par exemple de recruter des techniciens de production en optique, CAILabs a choisi de simplifier les process d’assemblage pour recruter plus facilement. « On traite ce problème par l’aspect technique », raconte-t-il.

Entre juillet et octobre, ils aviseront également à lancer une nouvelle levée de fonds en 2019. « Tout dépendra de notre trend cette année », conclut-il optimiste et particulièrement satisfait de l’écosystème de soutien qui l’a accompagné ces dernières années.

Quelques clés sur CAILabs

• Créée en juin 2013 à Rennes (Ille-et-Vilaine)

• Spin-off du Laboratoire Kastler Brossel de l’université Pierre et Marie Curie

• Conçoit et commercialise, depuis 2014, des produits photoniques sous forme de composants, de modules ou d'équipements pour les marchés des télécoms et des lasers industriels. sa solution Aroona pour les fibres optiques LAN a obtenu de nombreux prix d’innovation (dont le prix Digital-In-Pulse de Huawei).

• 37 salariés (dont un tiers pour la partie technique)

• A levé au total 8,6 millions d'euros auprès, notamment, des fonds d'amorçage Innovacom, Kima Venture, et Starquest Capital et, plus récemment, de Safran Corporate Ventures (groupe Safran).

Autres articles

Le CADA doit sortir de la logique du volontariat

Commande publique

Le CADA doit sortir de la logique du volontariat

Pour l’Open Source First Coalition, le CADA, en l’état, est un coup d’épée dans l’eau. En épargnant la commande publique, le texte compromet toute ambition de souveraineté. Andreas Prins (Suse) revient sur les cinq amendements proposés par la coalition.

Microsoft-Mistral : plus de contrôle... mais toujours sous Cloud Act

Microsoft-Mistral : plus de contrôle... mais toujours sous Cloud Act

GPU européens, contrôle local, exécution hors ligne : Microsoft empile les gages de contrôle et de maitrise autour de Mistral. Mais la promesse de souveraineté, elle, bute toujours sur le Cloud Act.

Numérique responsable : pourquoi la sobriété doit aussi se jouer dans les lignes de code

GreenTech Forum 2026

Numérique responsable : pourquoi la sobriété doit aussi se jouer dans les lignes de code

On associe souvent l’empreinte carbone du numérique aux hyperscalers ou aux gigantesques data centers. Pourtant, l’impact énergétique du digital concerne l’ensemble de l’écosystème : infrastructures, équipements… mais aussi logiciels.

Docaposte accélère le déploiement de l’indice de résilience numérique avec une nouvelle accréditation

IRN

Docaposte accélère le déploiement de l’indice de résilience numérique avec une nouvelle accréditation 

Docaposte fait partie des deux premières entreprises accréditées par l’aDRI pour former les consultants à l’Indice de Résilience Numérique (IRN) et accompagner son déploiement auprès des organisations. 

La Corée du Sud mise sur une IA souveraine pour renforcer sa cyberdéfense

La Corée du Sud mise sur une IA souveraine pour renforcer sa cyberdéfense 

La Corée du Sud développe un modèle d'intelligence artificielle spécialisé en cybersécurité afin de renforcer son autonomie stratégique et de réduire sa dépendance aux technologies étrangères. 


Préférences de consentement