3 questions à Todd DeLaughter, CEO d’Automic

L’éditeur autrichien, spécialisé dans l’automatisation et le DevOps, a ouvert en avril dernier de nouveaux bureaux à La Défense. Son patron, Todd de Laughter, revient sur sa stratégie en France.

Publié et mis à jour le 7 juillet 20162 min de lecture
3 questions à Todd DeLaughter, CEO d’Automic

L’éditeur autrichien, spécialisé dans l’automatisation et le DevOps, a ouvert en avril dernier de nouveaux bureaux à La Défense. Son patron, Todd DeLaughter, revient sur sa stratégie en France.

[caption id="attachment_31098" align="alignleft" width="300"]

Todd DeLaughter, CEO d’Automic[/caption]

Après 18 mois à la tête d’Automic, quel est votre bilan ?

Il est plutôt bon puisque 2015 a été la meilleure année dans l’histoire de l’entreprise, avec 150 millions d’euros de chiffre d’affaires. Et 2016 s’annonce bien car nous avons enregistré un record le meilleur premier trimestre ! Pendant deux ans, j’ai voulu me concentrer sur le domaine de l’ARA (Application Release Automation) parce que le mouvement Devops s’intensifie et que c’est un marché qui croit de plus de 30% par an. Automic a augmenté ses revenus de 250% l’année dernière rien que sur ce sujet. Enfin, nous avons gagné de nombreux clients à travers le monde, dont la France.

A quand remonte votre intérêt pour le marché français ?

En 2014, quand nous avons fusionné avec une entreprise française, Orsyp, aussi spécialiste de l’automatisation IT. A l’époque, c’était le plus grand éditeur de logiciels en France dans notre domaine. Ensemble, nous avons formé une nouvelle entreprise et avons ouvert de nouveaux bureaux à La Défense en avril 2016. Grâce à cette fusion, nous avons récupéré de beaux comptes comme Casino, Orange, Peugeot ou encore Carrefour. Au total, nous recensons environ 600 clients en France.

Est-ce que la France est avancée sur le DevOps ?

Elle commence seulement à se réveiller sur ce sujet. Plus généralement, l’Europe, a été un peu plus lente à s’adapter que les Etats-Unis. Je pense que les Européens sont plus prudents et veulent absolument s’assurer que le risque est évité avant de se lancer. Les Américains ont tendance à essayer, échouer puis essayer autre chose. Mais depuis quelques temps, je commence à voir des clients européens passer du simple stade de questionnement à celui de proactivité et nous proposent de plus en plus de projets orientés DevOps.

A lire également

Autres articles

Le CADA doit sortir de la logique du volontariat

Commande publique

Le CADA doit sortir de la logique du volontariat

Pour l’Open Source First Coalition, le CADA, en l’état, est un coup d’épée dans l’eau. En épargnant la commande publique, le texte compromet toute ambition de souveraineté. Andreas Prins (Suse) revient sur les cinq amendements proposés par la coalition.

Microsoft-Mistral : plus de contrôle... mais toujours sous Cloud Act

Microsoft-Mistral : plus de contrôle... mais toujours sous Cloud Act

GPU européens, contrôle local, exécution hors ligne : Microsoft empile les gages de contrôle et de maitrise autour de Mistral. Mais la promesse de souveraineté, elle, bute toujours sur le Cloud Act.

Numérique responsable : pourquoi la sobriété doit aussi se jouer dans les lignes de code

GreenTech Forum 2026

Numérique responsable : pourquoi la sobriété doit aussi se jouer dans les lignes de code

On associe souvent l’empreinte carbone du numérique aux hyperscalers ou aux gigantesques data centers. Pourtant, l’impact énergétique du digital concerne l’ensemble de l’écosystème : infrastructures, équipements… mais aussi logiciels.

Docaposte accélère le déploiement de l’indice de résilience numérique avec une nouvelle accréditation

IRN

Docaposte accélère le déploiement de l’indice de résilience numérique avec une nouvelle accréditation 

Docaposte fait partie des deux premières entreprises accréditées par l’aDRI pour former les consultants à l’Indice de Résilience Numérique (IRN) et accompagner son déploiement auprès des organisations. 

La Corée du Sud mise sur une IA souveraine pour renforcer sa cyberdéfense

La Corée du Sud mise sur une IA souveraine pour renforcer sa cyberdéfense 

La Corée du Sud développe un modèle d'intelligence artificielle spécialisé en cybersécurité afin de renforcer son autonomie stratégique et de réduire sa dépendance aux technologies étrangères. 


Préférences de consentement