[50 ans Inria] 2017, l’année du décollage pour Deepomatic

Basée sur le Deep Learning, forme d’intelligence artificielle qui permet d’extraire de manière automatique des informations à partir d’une image, la suite logicielle « standard » de Deepomatic sera commercialisée en septembre.

Publié et mis à jour le 13 juillet 20172 min de lecture
[50 ans Inria] 2017, l’année du décollage pour Deepomatic

2017, l’année du décollage pour Deepomatic

[caption id="attachment_45486" align="aligncenter" width="650"]

2017, l’année du décollage pour Deepomatic

2017, l’année du décollage pour Deepomatic

Les trois dirigeants de Deepomatic lors de Vivatech 2017, qui se déroulait mi-juin.[/caption]

La start-up parisienne Deepomatic est spécialisée en reconnaissance d’images. Créée en 2014 par Augustin Marty (CEO), ingénieur des Ponts ; Vincent Delaitre (CTO), doctorant en vision artificielle ; et Aloïs Brunel (CPO), doctorant en informatique fondamentale, la société compte déjà 18 collaborateurs.

Tout semble en effet bien parti pour Deepomatic qui, lors du salon Vivatech mi-juin, remportait de plus le RATP Group Challenge « Urban & Mobility » (ENHANCE PUBLIC SAFETY & SECURITY THROUGH SMART VIDEO MONITORING) pour son analyse des données des caméras de surveillance du transporteur public parisien.

[#VivaTechnology2017] Félicitations à @Deepomatic expert en imagerie et lauréat de #RATPVivaTech ! pic.twitter.com/RxGiHqISD4

— Groupe RATP (@GroupeRATP) 16 juin 2017

L’originalité de son offre ? Sa plateforme logicielle standard permet aux professionnels (industrie, sécurité, militaire et médical) de créer leur « propre » intelligence artificielle (IA) en reconnaissance d’images (photos et vidéos). Et, à la différence d’autres systèmes, Deepomatic permet à ses clients de garder la propriété intellectuelle de ce qu’ils ont construit.

« Nous voulons mettre à la portée des entreprises le deep learning, en permettant à nos clients de construire leur propre système de reconnaissance », confirme Augustin Marty. Ce peut être autant un industriel qui souhaite faire du contrôle qualité en sorties d’usines, qu’un Etat pour repérer une menace sur les réseaux sociaux, ou un e-commerçant qui souhaite identifier et taguer automatiquement des images pour enrichir sa marketplace… Galeries Lafayette, lors de Vivatech 2017, se félicitait par exemple d’avoir lancé le premier « chatbot visuel » en novembre dernier avec Deepomatic. A chaque client, sa problématique !

Le travail de configuration se fait en fonction de l’objectif visé et des données à disposition. « Le temps passé dépendra de la disponibilité ou non de données structurées chez le client, précise l’expert. Cette phase peut durer de 1 jour à six mois, mais la moyenne se situe autour de quatre semaines environ. »

En version bêta aujourd’hui, le produit, disponible en mode SaaS ou en local, sortira à la rentrée de septembre. Ce lancement commercial nécessitera toutefois une nouvelle levée de fonds, que l’équipe dirigeante envisage en tout début d’année prochaine : « Elle se situera entre 5 et 15 millions d’euros », conclut-il.

  • Logiciel de reconnaissance d’images (photos et vidéo)
  • Création en juillet 2014 par Augustin Marty (CEO), ingénieur des Ponts-et-Chaussées, spécialisé dans la finance d’entreprise ; Vincent Delaitre (CTO), doctorant en vision artificielle à Inria ; et Aloïs Brunel (CPO), doctorant en informatique fondamentale
  • 18 salariés
  • Chiffre d’affaires 2016 : 300 000 euros (1 million prévu en 2017)
  • Fonds levés depuis la création: 2,2 millions d’euros (prévoit de lever entre 5 et 15 millions d’euros début 2018)
Inria dossier du chercheur à l'entrepreneur

Inria dossier du chercheur à l'entrepreneur

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement