Alan lève 23 millions d’euros pour asseoir sa position dans l’assurance santé

La start-up d’assurance santé Alan réalise un tour de tables de 23 millions d’euros pour se positionner en acteur majeur du secteur et préparer de nouveaux services.

Publié et mis à jour le 10 avril 20182 min de lecture
Alan lève 23 millions d’euros pour asseoir sa position dans l’assurance santé

L'équipe d'Alan passera d'une vingtaine de personnes à 80 employés à la fin de l'année. ©DR

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L'équipe d'Alan passera d'une vingtaine de personnes à 80 employés à la fin de l'année. ©DR[/caption]

C’est au cœur de ses locaux situés Cité de Paradis que Jean-Charles Samuelian, co-fondateur et PDG d’Alan, a annoncé une levée de fonds de 23 millions d’euros – réalisée auprès d’Index Ventures, de Xavier Niel et des investisseurs historiques – dans l’objectif d’accélérer sa croissance. Grâce à ces fonds, l’assureur santé indépendant prévoit de recruter pour faire grossir son équipe de 20 à 80 personnes, développer sa stratégie produit avec de nouveaux services à venir d’ici la rentrée et atteindre près de 100 000 adhérents en trois ans. 7 000 personnes et 850 entreprises sont couvertes à l’heure actuelle. « L’objectif est de transformer la santé comme Apple a transformé l’électronique », affirme Jean-Charles Samuelian.

Soucieux de ne rien dévoiler des projets à venir, Jean-Charles Samuelian reconnaît réfléchir à des partenariats avec des acteurs de la prise de rendez-vous pour enrichir l’expérience des assurés et à la téléconsultation, encore peu exploitée mais prometteuse. Alan s’ancre également vers le bien-être en entreprise et sur l’accompagnement des RH. « Cette thématique est importante pour nous, c’est pourquoi nous avons communiqué sur la suppression des réunions chez Alan », précise Jean-Charles Samuelian, assis en bout de table dans la cuisine de l’agence et attentif à échanger dans un cadre convivial.

Dotée de l’agrément d’assurance indépendante, la start-up fondée en février 2016 en vue de simplifier les démarches de santé et redessiner l’expérience utilisateur vise désormais l’agrément d’hébergeur de données de santé. « Si l’on construit des services de santé, nous voulons avoir la capacité de stocker les données. Nous sommes dans une logique de développer à 100% nos outils en interne car nous sommes une entreprise de technologie », prévient Jean-Charles Samuelian, avec la certitude que les technologies propriétaires feront la différence à l’avenir.

« Contrairement aux autres acteurs qui misent sur l’individualisation des produits, nous pensons que le collectif – qui représente près de 80% des contrats – est vital pour assurer la confiance des assurés », ajoute le co-fondateur d’Alan, dont le prix des contrats est passé de 55 à 50 euros par mois et par salariés. L’internet des objets et l’apport d’informations personnelles qu’offrent les objets connectés ne sont pas une priorité pour Alan, qui certifie attendre que cette data deviennent qualifiée avant de s’engager sur ce marché.

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