Anne Lauvergeon, présidente du conseil d’administration de la start-up BoostHeat

L'ex-numéro 1 d'Areva, le géant du nucléaire (dont elle a présidé le directoire de 2001 à 2011) fut l'une des femmes d'affaires les plus puissantes du monde.

Publié et mis à jour le 9 septembre 20152 min de lecture
Anne Lauvergeon, présidente du conseil d’administration de la start-up BoostHeat

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Anne Lauvergeon, ici lors de la visite officielle du bâtiment Entrepreneuriat à l’Ecole Polytechnique en septembre 2015 © Polytechnique[/caption]

La personnalité

L'ex-numéro 1 d'Areva, le géant du nucléaire (dont elle a présidé le directoire de 2001 à 2011) fut l'une des femmes d'affaires les plus puissantes du monde. Proche de François Mitterrand à la présidence de la République, comme de François Hollande qui l’a nommé à la présidence de la Commission Innovation 2030 en 2013, Anne Lauvergeon aime les « petites » entreprises qu’elle aide à décoller… à l’image de la société toulousaine Sigfox, fondée par Ludovic Le Moan, dont elle préside, depuis avril 2014, le conseil d’administration (une entrée en bourse de la jeune pousse est prévue en 2017). Alors, au même poste chez BoosHeat depuis le 4 décembre 2015, fera-t-elle aussi bien chez cet industriel de l'efficacité énergétique et de l’IoT...

L’entreprise

Créée en 2011 à Nîmes (Gard) par deux ingénieurs belges, Luc Jacquet et Jean-Marc Joffroy, BoostHeat (1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2015 et 34 salariés, dont 15 en R&D), qui conçoit des chaudières thermodynamiques connectées pour l’habitat et le tertiaire, va être transférée à Vénissieux (Rhône), suite à la signature début juillet 2016 d'un accord de revitalisation du site industriel Bosch Rexroth.

Ainsi, les 50 embauches en production (+ 20 autres diverses) que la société envisage sur trois ans seront proposées en priorité aux salariés de Bosch Rexroth. BoostHeat compte investir 3 millions d’euros d’ici à 2018 dans son usine. A l'international, elle vise l'Europe (2016-2017), puis la Chine et les Etats-Unis (2018). Dans le domaine de la compression thermique, cette invention est une « révolution »… qui a déjà séduit Enedis (ex-ERDF) et Dalkia.

Capital

La start-up espère réaliser deux levées de fonds de 13 millions d’euros d’ici trois ans, dont une première de 5 millions avant fin 2016.

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