Assurances : Luko perfectionne son analyse des risques grâce à l’imagerie satellite

Pour atteindre l'objectif de 20 000 assurés, la start-up se tourne vers les propriétaires ou locataires de maisons. “En France, le marché est constitué à 60% de maisons et 40% d’appartements” rappelle Raphaël Vullierme, CEO de la start-up. Jusqu’alors, les 10 000 contrats signés par Luko ne concernaient que des appartements.

Publié et mis à jour le 19 juin 20193 min de lecture
Assurances : Luko perfectionne son analyse des risques grâce à l’imagerie satellite

Un an après sa levée de fonds de 2 millions d’euros, la start-up parisienne Luko lance une assurance maison par imagerie satellite, en partenariat avec un réassureur allemand Munich Re. Elle a pour cela développé une intelligence artificielle capable d’analyser et croiser plusieurs données. Un moyen de simplifier la souscription à un contrat d’habitation et de mieux personnaliser la protection des foyers.

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Une fois qu’une adresse personnelle est renseignée sur le site web de Luko, plusieurs données sont détectées automatiquement : la superficie du terrain, la surface du toit, la présence d’une piscine, l’âge de la maison…[/caption]

Lorsque Raphaël Vullierme et Benoît Bourdel créent Luko en 2016, ils n’avaient pas en tête de s’attaquer au marché de l’AssurTech. La start-up s’inscrivait dans celui du “smart home” : en commercialisant des boîtiers connectés notamment pour permettre aux foyers de surveiller leur consommation d’eau et d’électricité.

En mai 2018, Luko réussit un tour de table de 2 millions d’euros auprès de Xavier Niel (Kima Ventures) et Bruno Rousset (April). Très vite, la start-up élargit son offre d’assurance et se perfectionne - notamment grâce à une technologie de prévention des sinistres électriques, effractions et autres dégâts des eaux via des capteurs connectés.

Simplifier aussi l’assurance maison

Pendant ce temps, une équipe de data scientist développe une nouvelle IA servant à identifier des risques à partir d’images satellite. Un procédé de “computer vision” censé permettre à Luko de conquérir des nouveaux marchés et doubler son nombre d’assurés d’ici la fin de l’année.

Pour atteindre cet objectif de 20 000 assurés, la start-up se tourne vers les propriétaires ou locataires de maisons. “En France, le marché est constitué à 60% de maisons et 40% d’appartements” rappelle Raphaël Vullierme, CEO de la start-up. Jusqu’alors, les 10 000 contrats signés par Luko ne concernaient que des appartements.

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Raphaël Vullierme et Benoît Bourdel, fondateurs de Luko[/caption]

Le jeune entrepreneur enchaîne en rappelant l’importance de toujours simplifier le processus de souscription : “Aujourd’hui, assurer sa maison c’est de 30 à 50 questions et 8 min de formulaire pour obtenir un prix théorique basé sur de potentiels sinistres, précise-t-il. L'utilisation de l’intelligence artificielle et de l’imagerie aérienne nous permet : de rendre l’assurance plus simple, plus scientifique et plus juste ; pour proposer proactivement des conseils pour protéger son foyer et d’indemniser plus rapidement les assurés.”

Des risques analysés “sur-mesure”

Une fois qu’une adresse personnelle est renseignée sur le site web de Luko, plusieurs données sont détectées automatiquement : la superficie du terrain, la surface du toit, la présence d’une piscine, l’âge de la maison… l’internaute est ensuite amené à renseigner des informations plus précises concernant le logement comme le nombre pièces, leur superficie, ect…

L’intelligence artificielle se penche alors sur les risques potentiels liés au terrain, aux inondations, à l’environnement industriel et aux cambriolages. Pour cela, elle mobilise des données privées et en open source rendues disponibles par l’Institut Grandeur Nature, les Bases Géorisques et l’Observatoire de la délinquance et des réponses pénales.

Ces quatres types de risques sont alors notés entre 1 et 5 afin de définir le montant de la prime d’assurance. A cela peut s’ajouter des garanties classiques pour couvrir les bris de glace, les dommages électriques ou encore une responsabilité civile et un service de relogement.

En complément, Luko souhaite à l’avenir devenir plus pro-actif dans la protection de ses assurés. La start-up prévoit par exemple d’inciter à l’élagage d’arbres dangereux à proximité ou encore de délimiter des périmètres de débroussaillage autour d’une maison qui serait exposée aux risques d’incendie de forêt.

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