livre blanc

Les cyberattaques menacent désormais directement la production industrielle 

Avec l’interconnexion croissante des systèmes informatiques et industriels, une cyberattaque peut désormais provoquer l’arrêt d’une usine ou perturber une infrastructure critique.  

Publié et mis à jour le 1 octobre 2026
1 min.
Les cyberattaques menacent désormais directement la production industrielle

La frontière entre informatique traditionnelle (IT) et technologies opérationnelles (OT) s’efface progressivement dans l’industrie. Automates, capteurs, chaînes de production ou systèmes de supervision sont désormais connectés aux systèmes d’information des entreprises. Cette évolution améliore le pilotage des installations, mais multiplie également les points d’entrée potentiels pour les attaquants. Dans son livre blanc publié en septembre 2026, Hexatrust souligne notamment l’importance de maîtriser les accès distants, de segmenter les réseaux IT et OT et de cartographier les équipements industriels.  L’attaque subie par Jaguar Land Rover en 2025 illustre les conséquences économiques que peut entraîner une compromission informatique sur l'appareil productif. Selon les données reprises par Hexatrust, l’incident a entraîné l’arrêt des usines pendant plusieurs semaines, affecté quelque 6 000 fournisseurs et généré environ 3 milliards d’euros de pertes cumulées.  

NIS 2 pousse les industriels à renforcer leur résilience 

Cette exposition accrue intervient alors que la directive européenne NIS 2 renforce les obligations de cybersécurité de nombreuses organisations fournissant des services essentiels ou importants. Hexatrust identifie quatre axes pour sécuriser les environnements industriels : évaluer spécifiquement les risques OT, appliquer une défense en profondeur, s’appuyer sur des référentiels comme IEC 62443 et NIS 2, et combiner plusieurs technologies et expertises plutôt que rechercher une solution unique.  Le document propose ainsi trois cartographies de l'écosystème français et européen, selon une lecture fonctionnelle, opérationnelle et technique. Cette dernière s'appuie notamment sur le modèle Purdue, qui décompose l'architecture industrielle depuis le procédé physique et les automates jusqu'aux systèmes informatiques de l'entreprise, en passant par les équipements de contrôle et de supervision. Le livre blanc complète cette approche par des cas d'usage consacrés, entre autres, à la sécurisation des opérations de maintenance, à la segmentation des réseaux ou au contrôle des accès distants aux équipements industriels. 

Autres articles

La dépendance numérique se fabrique aussi dans les organigrammes

Chronique

La dépendance numérique se fabrique aussi dans les organigrammes

On parle d’infrastructures et de contrats quand on évoque la dépendance numérique. On parle moins des compétences qui permettent de les évaluer, de les challenger et, le cas échéant, d’en sortir. Or une organisation perd sa maîtrise numérique lorsqu’elle perd les personnes capables de juger ses choix.

La Cour des comptes pousse les ministères vers le libre

Bureautique de l’État

La Cour des comptes pousse les ministères vers le libre

L’État a dépensé 100 M€ en 2025 pour sa bureautique, dont 80 % des licences chez Microsoft. La Cour des comptes réclame une bascule vers le libre en mode cloud d’ici trois à quatre ans.

Quand la donnée commerciale devient un enjeu de leadership pour le CDO

Défi d’un nouveau monde

Quand la donnée commerciale devient un enjeu de leadership pour le CDO

Le leadership du chief data officer se joue-t-il encore dans la construction des fondations data, ou dans sa capacité à transformer la donnée en levier de création de valeur pour l’IA ?

Cybersécurité et souveraineté : le grand écart des entreprises européennes

Etude

Cybersécurité et souveraineté : le grand écart des entreprises européennes 

Une enquête de Kerys Software révèle un paradoxe : si la souveraineté technologique figure parmi leurs priorités, 81 % des entreprises interrogées s’appuient sur des solutions non européennes. 

"L’enjeu principal de la deeptech est plutôt la liquidité du marché"

Interview

"L’enjeu principal de la deeptech est plutôt la liquidité du marché"

Kat Borlongan, membre du board de l’European Innovation Council (EIC) au sein de la Commission européenne, décrypte les difficultés des startups deeptech en Europe, et les signaux positifs.


Préférences de consentement