De Futur en Seine, on passe à FUTUR.E.S et jusqu’en Afrique

Déjà 10 ans ! Créé par le pôle de compétitivité Cap Digital en 2009, le festival Futur en Seine change de nom et s’envole vers l’Afrique. À l'approche de ses dix ans, le festival Futur en Seine, le rendez-vous francilien de l'innovation et de l'économie numérique fait sa mue.

Publié et mis à jour le 27 novembre 20174 min de lecture
De Futur en Seine, on passe à FUTUR.E.S et jusqu’en Afrique

Valérie Pécresse, De Futur en Seine, on passe à FUTUR.E.S et jusqu’en Afrique

Déjà 10 ans ! Créé par le pôle de compétitivité Cap Digital en 2009, le festival Futur en Seine change de nom et s’envole vers l’Afrique.

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Valérie Pécresse, présidente (LR) d’Ile-de-France, lors de sa visite du Festival en 2017. La région, partenaire historique et financier, vient d’accorder une subvention de 225 000 euros pour l’édition 2018 du salon.[/caption]

À l'approche de ses dix ans, le festival Futur en Seine, le rendez-vous francilien de l'innovation et de l'économie numérique fait sa mue. « Plus international, plus ouvert, plus inclusif », il devient FUTUR.E.S. et étend son format sur plusieurs événements :

  • « FUTUR.E.S IN AFRICA», les 1 et 2 mars 2018 à Casablanca, au Maroc ;
  • « FUTUR.E.S IN PARIS», du 21 au 23 juin 2018 à la Grande Halle de La Villette ;
  • et « FUTUR.E.S # » (ou Futures Hashtag !), des événements tout au long de l'année, à Paris.

Totalement inédites, les deux journées de rencontres à Casablanca visent à stimuler les échanges entre les écosystèmes numériques français et africains. « Nous souhaitons construire un avenir commun entre l’Ile-de-France et l’Afrique », précise Alexandra Dublanche, vice-présidente chargée du Développement économique, de l’Agriculture et de la Ruralité de la région Ile-de-France.

Organisé par Cap Digital et Maroc Numeric Cluster avec un budget de 200 000 euros, ce rendez-vous sera ouvert aux professionnels, mais également aux jeunes de la métropole africaine. « Nous souhaitons échanger avec tous ceux qui font l’innovation afin de créer un écosystème porteur », confirme Mohamed Lakhifi, vice-président Maroc Numeric Cluster. Trois thèmes seront mis en avant : l'éducation, la santé et les territoires, autour de démonstrations, conférences et ateliers. Y sont attendues des intervenants comme Navi Radjou, penseur de l'innovation frugale ; ou Ousmane Ly, directeur de l'Agence de Télémédecine du Mali.

Une sélection d’une trentaine de start-up (marocaines, africaines et françaises) est également en cours, dont six ont déjà été retenues : Eduair (Cameroun) ; Green Smart Parking (Maroc) ; Happy Coders Academy (Maroc), KEA Medicals (Bénin) et Opendatasoft et Wynd (France).

A Paris, du 21 au 23 juin 2018, trois jours de rencontres, débats et expérimentations sont prévus. Cette fois, le visiteur y sera invité à devenir acteur de son futur et à déambuler dans la Grande Halle de La Villette à travers des parcours thématiques pour tester les innovations de demain (www.futuresfestivals.com).

https://twitter.com/antoninocorazon/status/933657597206515712

Enfin, le festival continue d’organiser des événements réguliers tout au long de l'année à Paris. Tel le 7 décembre avec FUTUR.E.S #humainXmachine (innovations dans le domaine des interactions homme-machine) et le 14 février avec FUTUR.E.S #cobotique (robotique collaborative). Au programme : une sélection d'une vingtaine de démos menées par des laboratoires et start-up afin de favoriser la rencontre et le partage avec ces porteurs d’innovation.

.@vpecresse lance aujourd’hui la Smart Region Initiative pour faire de la Région @iledefrance la première #SmartRegion d’Europe pic.twitter.com/OBBJio9qhi

— Région Île-de-France (@iledefrance) 21 novembre 2017

Valérie Pécresse veut faire de l’Ile-de-France une « smart » région

Très haut débit, données, services et open innovation sont les quatre piliers de la stratégie « smart » (2018-2022) de la présidente de la région Ile-de-France, dévoilée le 21 novembre dernier. Avec au cœur de tous ces sujets, le numérique comme « puissant levier de transformation de la vie quotidienne et d’attractivité du territoire régional ».

Sur la période, 40 millions d’euros supplémentaires seront investis pour accélérer le déploiement de la fibre optique sur tout le territoire. « Ce qui portera à 57 millions d’euros la somme affectée au THD sur la durée du mandat », a précisé Valérie Pécresse.

En parallèle, la région va mettre en place une plate-forme de données 3D afin de créer, à terme, un « double numérique » de la région et de faire émerger de nouveaux services personnalisés, géolocalisés et dématérialisés pour tous les Franciliens.

Un appel d’offres sera lancé en décembre, avec pour objectif de sélectionner un consortium d’entreprises d’ici à la mi-2018. Objectif : agréger les données publiques et privées dans les différents champs de compétence de la région (développement économique, transport et mobilité, formation, lycées…). 5 millions d’euros seront consacrés à ce projet en 2018.

La région travaille également à créer un site touristique. Ouvert en mars prochain, il permettra aux touristes de tout réserver et régler, hôtels, musées, monuments, CityPass… et recommandera des parcours touristiques thématisés.

Enfin, la région veut valoriser ses centres/pôles de recherches et son tissu d’entreprises du secteur numérique, en développant une application qui recensera et cartographiera la R&D francilienne, les tiers-lieux d’innovation et l’écosystème des start-up. Dans ce cadre, 50 millions d’euros par an sont consacrés au fond Innov’Up qui a déjà soutenu plus d’un millier de jeunes pousses depuis 2016.

Lors de l’édition 2017 de Futur en Seine, 8 800 professionnels sont venus faire leur « sourcing innovation

Lors de l’édition 2017 de Futur en Seine, 8 800 professionnels sont venus faire leur « sourcing innovation

40 % des visiteurs sont des professionnels ! Lors de l’édition 2017 de Futur en Seine, 8 800 professionnels sont venus faire leur « sourcing innovation », flairer les dernières tendances et rencontrer leurs futurs partenaires technologiques… Parmi la variété des profils : des spécialistes de la communication (25 %) ; des chercheurs (19 %), des designers (8 %) ; des business-développeurs (7 %) dont 29 % occupaient un poste de cadre, et 23 % étaient dirigeant-e-s.

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