Le réseau Initiative France augmente son soutien aux projets innovants

En déplacement auprès de deux startups du Nord, Guillaume Pepy, président du Réseau Initiative a expliqué sa volonté d’accentuer son soutien auprès des projets innovants en s’appuyant sur un des fleurons du réseau, Hodéfi qui fête ses 40 ans.

Publié et mis à jour le 28 septembre 20233 min de lecture
Le réseau Initiative France augmente son soutien aux projets innovants

Guillaume Pepy, président du Réseau Initiative France

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Guillaume Pepy, président du Réseau Initiative France (cc : Initiative France)[/caption]

“Sans Hodéfi, ça n’aurait pas été possible”, reconnait Nicolas Gay, co-fondateur de 4D Pioneers. Parmi les plus de 200 associations d’Initiative France, Hodéfi est “une des cinq Formule 1, dédiées à l’innovation”, indique Guillaume Pepy, président du réseau fondée en 1985. Sa mission : soutenir des projets innovants financièrement, comme dans l’accompagnement. C’est le cas de 4D Pioneers située dans la région lilloise. Cette startup conçoit des imprimantes 3D pour le secteur industriel avec l’utilisation maximale de matériaux durables.

Après avoir reçu un prêt d’honneur de 50 000 euros à ses débuts en 2020, la startup est depuis accompagnée par l’association. “Pendant les 3 années du remboursement du prêt, nous faisons des points d’étapes réguliers”, indique Alexandre Delemazure, président d’Hodéfi, dans les bureaux de 4D Pioneers. “Une personne bénévole impliquée dans l’association met en relation les fondateurs avec d’autres acteurs. On choisit des gens qui sont dans les mêmes domaines que la startup pour les accompagner. C’est l’effet miroir”.

Aujourd’hui, l’aide d’Hodéfi ainsi qu’une bourse de la French Tech a permis à 4D Pioneers d’enclencher des projets collaboratifs avec les fleurons de l’industrie française comme la SNCF, Airbus, Dassault ou encore EDF. CEO de Westlake Plastics, spécialisée dans les polymères, Alexandre Delemazure évoque sa proximité avec 4D Pioneers : “On discute ensemble car on pourrait collaborer”. Cette proximité peut se poursuivre au-delà même de l’accompagnement de la startup.

S’appuyer sur les grandes entités comme Hodéfi

“Le propre des associations du réseau est d’aller plus vite parce qu’il n’y a pas de process complexe”, explique le président d’Initiative France et ancien patron de la SNCF, Guillaume Pepy, devant des journalistes et membres du réseau. “Quand la décision du comité est prise de soutenir un projet, derrière l’argent est livré tout de suite. Ça peut accélérer les décisions d’autres acteurs pour aider des jeunes entreprises”. L’ambition du Président est de faire rayonner les grandes entités comme Hodéfi : “Il faut que leurs expertises se fasse sur une zone plus grande que celle qu’elles couvrent aujourd’hui. On ne peut pas créer des Formules 1 partout en France, mais il faut inventer un fonctionnement différent”.

Le réseau Initiative France en quelques chiffres :

  • 206 associations locales dont 5 spécialisées dans les projets innovants
  • 1180 employés
  • 23 500 bénévoles
  • 20 265 projets d'entreprise accompagnés et financés en 2022

La conjecture liée à la diminution des levées de fonds auprès des startups n’effraie pas les membres du réseau réunis à Lille. “Nous sommes bien en amont des levées de fonds, nous faisons en sorte de structurer les projets pour les rendre attractifs”, indique Alexandre Delemazure. La levée de fonds est une des prochaines étapes que devrait vivre Hemerion. Cette jeune entreprise a mis en place un traitement pour lutter contre le glioblastome, un cancer du cerveau “dévastateur” dont l’espérance de vie est de 16 mois.

“Avec notre traitement, la durée moyenne sans récidive passe de 7 mois à 17”, se félicite Maximilien Vermandel, co-fondateur de l’entreprise. “Nous avons « dérisqué » 80% du chemin”, poursuit-il alors que l’entreprise vient d’obtenir l’accord de la FDA (Agence américaine du médicament) pour lancer ses essais cliniques outre-Atlantique après avoir validé la phase 2 en France. C’est maintenant que des fonds vont être nécessaires. “La phase 3, c’est 20 millions d’euros”, assure-t-il. Reste à savoir si ces financements tomberont et si oui, l’entreprise restera-t-elle française ?

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