[Edito] L’oiseau bleu ou l’expression de la liberté selon Elon Musk

#post_excerpt  Le rachat de Twitter par l'homme le plus riche du monde Elon Musk, quels enjeux pour la liberté d'expression et le respect entre Twittos ? 

Publié et mis à jour le 29 avril 20222 min de lecture
[Edito] L’oiseau bleu ou l’expression de la liberté selon Elon Musk

Twitter ou « la place publique numérique où les questions vitales pour l’avenir de l'humanité sont débattues » passe dans le giron d’Elon Musk au prix de 54,20 dollars par action… De quoi valoriser le réseau social environ à 43 milliards de dollars !

L’homme le plus riche du monde s’offre donc « son » canal de communication préféré auprès de ses 87 millions de followers. Ce qu’il en fait ? Informer sur les activités de ses sociétés (Tesla, SpaceX…), tout comme réagir, plaisanter ou encore provoquer, comme surtout bon lui semble.

C’est d’ailleurs sur ce terrain « démocratique » qu’Elon Musk veut s’imposer. Ce fervent libertarien indique vouloir s'emparer du réseau social - dont il juge la politique de modération trop intrusive - pour le transformer en « une arène inclusive pour la liberté d'expression ». On peut donc s’attendre à y lire tous les points de vue, qu’ils soient racistes, xénophobes, antisémites ou incitant à la haine.

Ce rachat intervient toutefois quelques heures après l’adoption par la Commission européenne de la nouvelle législation sur les plateformes en ligne… Le « Digital Services Act » (DSA) veut leur imposer de supprimer les contenus illicites, sous peine d’une amende pouvant grimper jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial.

Selon le commissaire européen Thierry Breton, il s'agit d'interdire en ligne ce qui est interdit en dehors, et « c’est un enjeu essentiel pour l'avenir de nos démocraties ». Une vision qu’Elon Musk ne semble pas encore prêt à partager, vu sa réponse du 26 avril à l’intéressé via Twitter : « The extreme antibody reaction from those who fear free speech says it all »… Et ce à l’heure où la question de l’anonymat en ligne agite plus que jamais les institutions françaises et internationales, autant que Barack Obama ou Emmanuel Macron… La réflexion à mener risque de durer.

Cet édito est issu de notre newsletter de la semaine du 25 au 29 avril 2022.
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