[Edito] Un sommet, des milliards et une vedette

Le sommet Choose France « Lorsqu’un investisseur étranger choisit la France, c’est bon pour l’emploi et pour nos territoires », s’est félicité le chef de l’Etat

Publié et mis à jour le 17 mai 20232 min de lecture
[Edito] Un sommet, des milliards et une vedette

Edito : Un sommet, des milliards et une vedette

ProLogium, Powerdot, Newcleo, Pfizer, Nokia, Palantir, Ikea… 13 milliards d'euros d’investissements et 8 000 emplois annoncés : c’est la récolte 2023 du sommet Choose France qui se déroulait ce lundi à Versailles en présence de plus de 200 chefs d’entreprises étrangères. Un record par rapport aux 10,8 milliards de l’an dernier. « Lorsqu’un investisseur étranger choisit la France, c’est bon pour l’emploi et pour nos territoires », s’est ainsi félicité le chef de l’Etat sur son compte Linkedin.

Les technologies propres sortent grandes gagnantes de cette opération séduction. Crédits d’impôt sur l’industrie verte et diverses subventions en R&D font la différence, selon Bruno Le Maire, ministre de l’Economie : « Nous mettons les moyens financiers nécessaires pour attirer les investisseurs. Ça ne suffit pas, mais si vous voulez les attirer, il faut être aussi disant que les Etats-Unis, l'Allemagne et d'autres grandes nations industrielles. » Certains de nos confrères parlent d’un milliard d’euros qui aurait été alloué pour le projet du géant des batteries électriques ProLogium à Dunkerque

Il y eut même jusqu’à l’invité surprise, en la présence du milliardaire Elon Musk, derrière Tesla, SpaceX et Twitter, venu rencontrer Emmanuel Macron. « Vous êtes un entrepreneur exceptionnel qui porte des projets qui sont essentiels pour notre avenir commun », a déclaré le président. « La France est prête à vous accueillir, à vous soutenir, à vous accompagner dans ces défis ».

Tesla, leader mondial des voitures électriques, cherche à augmenter sa capacité de production pour atteindre 20 millions d’unités par an d'ici à la fin de la décennie. Un objectif qui lui nécessite de construire plusieurs usines supplémentaires, notamment en Europe.

Après l’échec de 2016 (Tesla avait choisi l’Allemagne pour sa Gigafactory), la France espère toujours convaincre l’industriel visionnaire d’investir dans l’Hexagone. Avec un principal atout qu’est son énergie décarbonée à prix attractif.

Reste qu’Elon Musk a le choix… et que la concurrence est vive. L’homme d’affaires controversé s’est d’ailleurs bien gardé de toute déclaration intempestive à la fin de ses échanges avec le gouvernement : « Je n’ai pas d’annonce à faire aujourd’hui, mais le président Macron a été très accueillant. Je suis confiant sur le fait que Tesla engage à l’avenir des investissements significatifs en France ». Un tweet à l’avenir nous l’apprendra peut-être…

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