[Emplois] Le ministère des Armées va embaucher près de 800 cyber-combattants

Alors que se tient actuellement le Forum International de la Cybersécurité à Lille, Florence Parly, la ministre des Armées, annonce le recrutement de nouveaux cyber-combattants. Objectif : atteindre un effectif de 5000 personnes d'ici 2025.

Publié et mis à jour le 17 septembre 20211 min de lecture
[Emplois] Le ministère des Armées va embaucher près de 800 cyber-combattants

800-cyber-combattants

L’armée française va recruter 800 cyber combattants dans les jours qui viennent pour atteindre l’objectif de 5000 personnes, a annoncé la ministre des Armées, Florence Parly, le 8 septembre dernier.

« Le ministère des Armées doit devenir un champion de la cybersécurité. Aujourd’hui à Lille, j’annonce le recrutement de près de 800 cyber combattants supplémentaires : en 2025, ils seront 5000. Une véritable armée du numérique », a écrit Parly en partageant le lien de son interview pour un journal français.

Depuis 2017, la France dispose d’un commandement militaire de cyberdéfense avec la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 qui prévoit un budget de 1,6 milliard d’euros pour la cyberdéfense.

Dans ce cadre, le ministère a décidé de recruter 800 personnes supplémentaires en plus des 1 100 cyber-combattants pour atteindre un effectif de 5 000 personnes en 2025.

Présente au Forum international de la cybersécurité de Lille (Nord), la ministre a insisté sur « la multiplication et de la gravité des cyberattaques » afin de justifier « l’intensification des recrutements durant la période 2019-2025".

Attirant l’attention sur un « nouvel espace de conflictualité », la ministre a parlé « de l'existence d'une ‘Guerre froide dans le cyberespace’ avant de promettre que « la France deviendra un champion de la cybersécurité".

Autres articles

la France a rattrapé son retard mais pas encore comblé son fossé opérationnel

IA en entreprise

la France a rattrapé son retard mais pas encore comblé son fossé opérationnel

En un an, 64 % des entreprises françaises se disent avancées en IA, contre 8 % l'an dernier. L'exécution, pas l'intention, distingue désormais les leaders du reste du marché.

Exfiltration de données : la DGFiP va devoir rendre des comptes

Cyberattaque

Exfiltration de données : la DGFiP va devoir rendre des comptes 

Deux intrusions ont permis l'exfiltration des données de 678 000 contribuables et professionnels. Détectée en juin, la compromission n'a révélé son ampleur qu'après la revendication du pirate, relançant le débat sur les capacités de détection de l'État. 

Robots humanoïdes : la bataille des déploiements

Chronique

Robots humanoïdes : la bataille des déploiements

Avec plus de 65 000 heures d’exploitation, plus de 300 millions de dollars de commandes pluriannuelles annoncées pour sa prochaine génération de robots, Agility offre un aperçu concret de l’avenir du secteur.

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.


Préférences de consentement