Nomination

Fabrice Bru, président du Cesin, rejoint France Travail

Cofondateur et président du Cesin, Fabrice Bru rejoint France Travail après huit ans à la tête de la cybersécurité du groupement Les Mousquetaires et un parcours chez Danone et Louis Vuitton.

Publié et mis à jour le 8 octobre 2026
2 min.
Fabrice Bru, président du Cesin, rejoint France Travail

France Travail recrute l'une des voix les plus écoutées de la communauté des RSSI. Fabrice Bru rejoint l'opérateur public en tant qu'adjoint à la DGA Gouvernance, Responsabilité et Sécurité, auprès de Thalia Breton. Il était depuis 2018 à la Stime, la DSI du groupement Les Mousquetaires, dont il dirigeait la cybersécurité et l'architecture.

Fabrice Bru a commencé sa carrière en 1998 au sein du cabinet Ercom. Il a ensuite été responsable de la sécurité des systèmes d'information de Danone de 2003 à 2008, puis responsable de la cybersécurité de Louis Vuitton de 2008 à 2018, avant de rejoindre la Stime.

Plus de vingt ans de sécurité des systèmes d'information

Cofondateur du Cesin, le Club des experts de la sécurité de l'information et du numérique, il siège à son conseil d'administration depuis 2018. Il en a été élu président en janvier 2025, succédant à Mylène Jarossay, CISO de LVMH, qui occupait la fonction depuis juin 2019. Lors de son élection, il disait vouloir « faire de la cybersécurité un levier de confiance et de résilience pour nos organisations ». À la tête d'une association de 1 200 membres, il s'est aussi démarqué des critiques visant l'empilement des textes européens sur le numérique, estimant dans un entretien à CIO que « l'Europe n'a pas à rougir de sa réglementation cyber ».

Un opérateur public sous surveillance

Ce recrutement intervient dans un contexte sensible pour France Travail. Le 22 janvier 2026, la Cnil lui a infligé une amende de 5 millions d'euros pour ne pas avoir assuré la sécurité des données des demandeurs d'emploi, après une intrusion dans son système d'information au premier trimestre 2024. La fuite a concerné 36,8 millions de personnes. L'opérateur doit en outre justifier de mesures correctrices selon un calendrier précis, sous peine d'une astreinte de 5 000 euros par jour de retard. France Travail a indiqué prendre acte de la sanction, renoncer à tout recours devant le Conseil d'État et concentrer ses efforts sur la sécurisation de son système d'information


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