Flatlooker, l’agence immobilière virtuelle

Visiter un appartement en location depuis chez vous… C’est le concept qu’a développé Flatlooker depuis 2016 et ça marche ! Entretien avec Nicolas Goyet, le cofondateur de la start-up parisienne en pleine expansion.

Publié et mis à jour le 9 décembre 20193 min de lecture
Flatlooker, l’agence immobilière virtuelle

Flatlooker, qui a levé 1,5 million d’euros l’an dernier, estime être deux fois moins cher qu'une simple agence immobilière de quartier.

Alliancy Connect

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Visiter un appartement en location depuis chez vous… C’est le concept qu’a développé Flatlooker depuis 2016 et ça marche ! Entretien avec Nicolas Goyet, le cofondateur de la start-up parisienne en pleine expansion.

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Flatlooker, qui a levé 1,5 million d’euros l’an dernier, estime être deux fois moins cher qu'une simple agence immobilière de quartier.[/caption]

Flatlooker est une agence immobilière en ligne, cofondée par Nicolas Parisot et Nicolas Goyet, qui effectue toutes les tâches classiques de ce métier, tout en permettant au locataire - comme au propriétaire - de gagner du temps… L’idée : publier l’annonce en ligne la plus complète et le plus rapidement possible, et ce grâce à la visite du bien confiée à un « looker » photographe, qui se met à la place d’un candidat locataire.

Ce qu’il fait ? Une visite virtuelle de l’espace à louer, via une vidéo et des photos très commentées du bien lui-même, mais aussi des parties communes et des alentours. A cela s’ajoute des prises de mesures très concrètes : mètres carrés, humidité, luminosité, bruit… Tous ces indicateurs indispensables pour qualifier un logement. Les consommations d’énergies et les charges sont également indiquées sur l’annonce mise en ligne en moins de 48 heures en général, comme tous les autres diagnostics obligatoires.

De son côté, le locataire finalise en quelques clics sa fiche « candidat ». « Il peut obtenir la réponse en moins d’un jour, précise Nicolas Goyet. Et c’est seulement s’il est le « bon » qu’il lui ait demandé de fournir tous les éléments du dossier locatif sur notre plate-forme sécurisée en ligne. » Une fois les documents téléchargés, puis vérifiés par les équipes de Flatlooker, le locataire est alors invité à signer son bail (signature électronique oblige !), qui sera contresigné ensuite par le propriétaire.

Le locataire sera présent uniquement lors de l’état des lieux, moment où il découvre pour la première fois son logement. S’il ne lui convient pas ? Il est intégralement remboursé de toutes ses dépenses. La loi lui donne un mois pour dénoncer son engagement. « Sur 1 500 locations opérées en 2019, nous avons eu moins de 10 rétractations », précise le dirigeant, qui développe également une offre de gestion locative pour les propriétaires (3,9 % du loyer, contre 5 à 8 % pour la concurrence) à la fois sur l’aspect administratif (jusqu’à la déclaration d’impôts), financier ou technique.

Chez Flatlooker, chaque propriétaire dispose d’un wallet sur lequel est versé l’argent dès réception. « On fait également des relances automatisées si le loyer n’est pas versé… Les délais sont donc réduits à l’inverse des agences classiques qui reversent généralement l’argent vers le 20 de chaque mois. »

L’agence virtuelle, qui propose de nombreuses offres en ligne, intervient également en cas de problèmes techniques. Là encore, le locataire déclare en ligne son problème qui, une fois soumis à l’agence, est traité au plus vite selon son niveau d’urgence. « Nous disposons de notre propre réseau d’artisans, qui peut intervenir et proposer un devis très rapidement. Il n’y a pas de contact entre le propriétaire et le locataire… »

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« Si au départ, la clientèle visée était surtout des personnes en mobilité, aujourd’hui tout le monde est concerné par nos services, poursuit le dirigeant, par manque de temps principalement. » Aussi, présente d’abord en Ile-de-France, la start-up s’étend désormais dans de nombreuses métropoles régionales, à commencer par Lille, Lyon, Rouen… puis Bordeaux, Toulouse et Marseille récemment. D’autres villes suivront en 2020. « Nous gérons tout depuis Paris, avec notre équipe de 25 personnes, hors notre réseau d’artisans que nous étoffons en fonction de nos implantations, conclut le dirigeant, qui recrute trois personnes actuellement. Nous serons entre 35 et 40 d’ici un an. »

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