Stratégie

Orange Business accélère son redressement avec "Trust the Future" 

Après plusieurs années de repli, Orange Business accélère son redressement avec un plan stratégique axé sur la confiance, l’IA, la souveraineté numérique et la défense. 

Publié et mis à jour le 18 mars 2026
3 min.
Orange Business accélère son redressement avec "Trust the Future" 
Aude Brès / Alliancy

C’est au Palais Brongniart, ce mardi 17 mars, qu’Orange Business, les murs intérieurs étaient baignés d’une a annoncé son nouveau plan stratégique nommé « Trust the future ». Après une difficile année 2022, marquée par une décroissance de 21%, 2025 a confirmé le redressement prévu par le groupe en s’achevant à -6%. « Nous avons fait des économies de coûts significatives ces trois dernières années et nous allons continuer sur la même trajectoire lors des trois prochaines », a précisé Aliette Mousnier-Lompré, directrice générale d’Orange Business. Désormais, pour renouer avec une croissance rentable, l’organisation mise sur un axe de confiance face à l’instabilité géopolitique, les cybermenaces, la complexité réglementaire ou encore les pénuries sur les chaînes d’approvisionnement. 

Des solutions souveraines... 

Cette fiabilité, le groupe s’en porte garant à travers son statut : il est l’un des rares acteurs à opérer des infrastructures de bout en bout, du site client jusqu’au cloud. D’ici 2028, Orange Business espère collecter 500 millions d’euros de chiffres d’affaires additionnels sur les services numériques de confiance. D’abord, via le lancement d’une plateforme agentique. Live Intelligence Studio s’inscrit dans la suite logique de Live Intelligence, dédié à l’IA générative. L’outil permet de créer des agents en étant guidé par une IA ou bien d’en utiliser un parmi une bibliothèque préexistante. « Nous avons fait le choix de l’open-source pour garantir la portabilité des agents et la réversibilité des solutions », a renchéri Aliette Mousnier-Lompré. 

S’ajoute à cet outil une suite collaborative souveraine. Destinée aux collectivités locales et aux entreprises dans le futur, dont certains collaborateurs d’Orange Business, elle s’appuie sur des logiciels européens. La branche business de l’opérateur a sélectionné eXo Platform pour l’environnement de travail, BlueMind pour la messagerie, Pexip pour la visioconférence, Mailinblack pour sa protection de courriels, Linphone pour la téléphonie et Only Office pour sa suite bureautique.  « Avec Live Collaboration, nous tentons d’embarquer l’écosystème avec nous », a affirmé Aliette Mousnier-Lompré.  

... sans chercher à détrôner Microsoft 

Sans toutefois essayer d’éclipser leur principal concurrent. « Il ne s’agit pas de concurrencer Microsoft », a-t-elle ensuite ajouté. Live Collaboration, hébergée en France, s’inscrit dans le créneau des solutions de confiance, avec l’usage de Cloud Avenue SecNum, qualifié SecNumCloud. Le tout, selon un modèle contractuel unique, la totale orchestration, maintenance et supervision étant assurées par Orange Business. Orange prend également son rôle d’opérateur à cœur et entend révolutionner les appels téléphoniques. Aussi bien grâce à sa solution Branded Calling, qui révèle l’identité de son interlocuteur avant de décrocher, qu’avec la “téléphonie agentique”, à savoir une IA qui répond au téléphone. Les centres d’appels d’Orange n’ont pas non plus été oubliés avec l’intégration d’un assistant pour les téléconseillers (Intelligent Together). Enfin, une solution de détection de deepfake s’ajoute à la liste des innovations du groupe. 

Miser sur la défense 

Le groupe mise également sur un nouvel axe stratégique : la défense. Le taux de croissance annuel composé (CAGR) attendu pour ce secteur s’élève à 7%, notamment grâce à une offre de détection de drones, actuellement en phase de test. « Le carnet de commande est rempli », a confirmé Wassila Zitoune-Dumontet, directrice générale Orange Business France. La Solution as a Service « Orange Drone Guardian » se déploie en seulement quelques semaines, grâce aux infrastructures Orange déjà présentes sur le territoire. D’abord disponible en France pour les énergéticiens, les sites régaliens et les acteurs évènementiels, l’offre s’étendra ensuite vers l’Europe de l’Est, où les problématiques posées par les drones sont plus régulières. De quoi faire de 2026 « une année de décollage extrêmement rapide », a jugé Wassila Zitoune-Dumontet. 

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