Klassroom lève 500 000 euros pour se développer à l’international

La start-up Klassroom, qui met en relation via son application les parents avec les professeurs, réalise une levée de fonds de 500 000 euros pour amplifier sa croissance dans le monde. Un nouveau produit destiné aux directeurs d’établissement sortira par ailleurs fin janvier.

Publié et mis à jour le 16 janvier 20182 min de lecture
Klassroom lève 500 000 euros pour se développer à l’international

L'application Klassroom est utilisée dans 15 pays et ses fondateurs veulent conquérir de nouveaux marché. ©DR

[caption id="attachment_51982" align="alignleft" width="300"]

L'application Klassroom est utilisée dans 15 pays et ses fondateurs veulent conquérir de nouveaux marché. ©DR[/caption]

La start-up de l'EdTech Klassroom, dont l'application permet aux enseignants du premier degré d’échanger avec les parents d’élèves, lève 500 000 euros. Ce tour de table va lui permettre de recruter des profils natifs anglais et espagnol, les deux langues dans lesquelles l’application est aussi disponible, pour assurer l’animation de ses communautés et l’essor de son application à l’étranger. 10% des classes adhérentes sont en effet issues de 15 pays, dont les États-Unis, la Suisse ou Hong Kong. Klassroom prévoit de se développer dans l’hémisphère sud, en Australie notamment où la rentrée scolaire se fait entre février et mars, lui permettant d’échelonner la création de classes sur son support toute l’année.

Fondée en 2016 par Damien Rottemberg et Frank-David Cohen et installée à Station F, Klassroom a tiré parti d'une année scolaire complète pour affiner ses fonctionnalités. « Nous avons eu de nombreux retours positifs et des parents nous ont suggéré d’ajouter des options, comme la possibilité des flouter les visages sur les photos de classes », raconte Frank-David Cohen. Klassroom sortira par ailleurs à la fin du mois Klassboard, un module pour les directeurs d’établissement leur permettant de consolider leurs relations avec les classes et les parents d’élèves.

Un modèle économique basé sur du freemium

La start-up, qui compte plus de 28 000 utilisateurs, est en continuelle progression. Fin 2016, 300 classes avaient été formées par des enseignants sur Klassroom. Un an plus tard, l'application comptabilisait 3 500 classes créées. Dans une enquête réalisée par l’équipe, 73% des professeurs ont déclaré que Klassroom avait amélioré leur relation avec les parents d’élèves, et deux tiers estiment que son utilisation a un impact positif sur le succès des enfants à l’école.

Klassroom a modifié à la rentrée 2017 son modèle économique pour offrir du freemium aux parents : l’application mobile, qui permet diverses options comme la commande de livres photos de l’année scolaire, nécessite désormais un abonnement. La version web reste quant à elle gratuite, ainsi que l’accès pour le corps éducatif. Une formule qui permet à la start-up de respecter la règlementation interdisant la monétisation des données personnelles dans le domaine de l’éducation.

Pour Frank-David Cohen, l’introduction du numérique dans l’éducation a permis de faire tomber certaines barrières : « Les parents ont à présent accès facilement à de l’information sur les différentes manières d’enseigner par exemple, mais surtout, le numérique a renforcé le contact entre les individus. Dans notre société actuelle où 2 parents sur 3 sont divorcés, il est complexe de donner le même niveau d’information aux deux parents sur la scolarité de leur enfant, le digital permet de résoudre cela. » Selon le cofondateur, si le secteur de l’EdTech ne faisait au départ pas rêver les entrepreneurs, il est aujourd’hui en train de transformer le monde de l’éducation.

Autres articles

De la démonstration au déploiement : l'essor de l'IA physique

Chronique

De la démonstration au déploiement : l'essor de l'IA physique

L'IA physique sort du stade de la démonstration. La question n'est plus de savoir si les robots peuvent accomplir des prouesses, mais s'ils peuvent fonctionner de manière sûre, fiable et rentable au cœur d'opérations réelles.

Cybersécurité : Anthropic espère que son nouveau Claude Opus 5 sera moins problématique

Confiance numérique

Cybersécurité : Anthropic espère que son nouveau Claude Opus 5 sera moins problématique

Anthropic a mis en ligne vendredi un nouveau modèle d'intelligence artificielle (IA), Claude Opus 5, présenté comme moins susceptible de dérives et plus difficile à détourner pour des attaques informatiques.

Auzeville, VMware, Broadcom : vingt ans de choix qui ont verrouillé l’Éducation nationale

Chronique

Auzeville, VMware, Broadcom : vingt ans de choix qui ont verrouillé l’Éducation nationale

Fin 2023, Broadcom rachète VMware. En 2024, la restructuration unilatérale des licences frappe de plein fouet les grands comptes publics. Jacky Galicher revient sur son expérience au sein de l'Éducation nationale.

Dassault Systèmes actualise sa stratégie de décarbonation avec un objectif "zéro émission nette" d’ici 2050

Numérique responsable

Dassault Systèmes actualise sa stratégie de décarbonation avec un objectif "zéro émission nette" d’ici 2050 

L'éditeur de logiciel a obtenu la validation de la Science Based Targets initiative (SBTi) pour son nouvel objectif de neutralité carbone à horizon 25 ans. 

Numérique responsable : les livres clés pour s’inspirer et agir

Conseil lecture

Numérique responsable : les livres clés pour s’inspirer et agir

Pour l’été, nous vous proposons de lire (ou relire) une sélection d'essais, romans de science-fiction, ressources opérationnelles et réflexions philosophiques, consacrées aux défis du numérique responsable.


Préférences de consentement