[Podcast] La priorisation des projets métier, enjeu clé chez Indexia Group

Sylvain Bourdette, DSI d’Indexia Group, évoque la difficulté à prioriser les projets émergeant des métiers sans dépasser la capacité de la DSI.

Publié et mis à jour le 15 novembre 2022
3 min.
[Podcast] La priorisation des projets métier, enjeu clé chez Indexia Group

Sylvain Bourdette est le dernier invité de la série de podcasts consacrée au “CIO, pivot de la transformation de l’entreprise”, présentée par Bertran Ruiz, CEO d’Airsaas. Le DSI d’Indexia Group évoque la difficulté à prioriser les différents projets qui émergent des métiers sans dépasser la capacité de la DSI.

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Spécialisée dans la distribution d’assurances affinitaires pour les téléphones et tablettes, Indexia Group propose également de la vente directe de produits neufs ou reconditionnés avec ses solutions d’assurance. Voilà près d’un an et demi que Sylvain Bourdette est arrivé à la tête de la DSI du groupe, après dix années passées au sein de SFR et Numericable. Ce dernier évoque la difficulté à prioriser les différents projets venant des métiers : “De plus en plus, les DSI travaillent avec un budget fixe et en mode capacitaire, indique Sylvain Bourdette. Tout le jeu est donc de réussir à prioriser les bons sujets, pour les bons métiers”.

Le bon sens prime

“Il faut être clair c'est une équation insoluble, lance le DSI d’Indexia Group. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de solutions ou qu’on ne peut pas tenter. La solution est souvent de tenter d’en trouver une, assure-t-il. Le principe est de faire rentrer tous les besoins des métiers dans une capacité finie et dans un budget fini. Il faut des projets qui aient du sens et qui peuvent apporter de la valeur”.

Mais il existe également un aspect politique dans ces choix à faire. “Il faut faire tout ça en gardant une très bonne relation avec les métiers. Le risque de la priorisation, c’est la frustration des métiers et leur perte de confiance dans la DSI. J’ai essayé beaucoup de méthodes, finalement c’est le bon sens qui marche assez bien. Mais le bon sens c’est surtout expliquer les règles du jeu aux métiers”, indique Sylvain Bourdette.

La méthode du “tee-shirt sizing”

“Il ne faut pas rentrer dans cette relation de client-fournisseur entre la DSI et les métiers, avertit le DSI. Il faut forcément y aller en binôme, c’est à dire être partenaire du métier. L’instant de priorisation et de capacité de la DSI est un des jalons dans le projet. Mais en amont, il y a forcément une définition de qui sont les interlocuteurs métier et DSI. Se pose alors la question de l’existence de la capacité à le faire et de la prioritévis-à-vis de la direction générale. Il faut prendre un petit peu de recul”.

“Je travaille avec une visibilité à deux mois. J’ai souvent été dans des contextes ou on avait peu de visibilité à un ou deux ans. Ce que je fais c’est que dans mes différentes équipes, je définis une capacité à réaliser. J’ai des listes de projets priorisées par les métiers et je fais rentrer les projets dans la capacité, explicite le DSI d’Indexia Group. Je fais en amont de la macro chiffrage, “tee-shirt sizing” afin de savoir combien de jours j’ai besoin pour la réalisation d’un projet. Ça permet d’avoir une idée vis-à-vis du métier du coup du projet, et de savoir si on va rentrer le sujet en plusieurs sprints”. Une fois cette phase terminée, Sylvain Bourdette évoque la phase la plus compliquée, celle du déploiement avec l’appui des métiers. À retrouver dans le reste du podcast.

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