Atos accepte les 410 millions de l'Etat français

Le géant de la tech française Atos a cédé certaines de ses activités à l’État, afin de réduire son endettement. Le gouvernement se félicite de protéger des secteurs stratégiques à la sécurité française.

Publié et mis à jour le 2 juin 20251 min de lecture
Atos accepte les 410 millions de l'Etat français

L’ancien fleuron de l’informatique a-t-il trouvé en l’État sa planche de salut pour éponger ses milliards d’euros de dette ? Deux ans après l'appel de 82 parlementaires LR à maintenir Atos “sous le giron français”, le gouvernement et le groupe sont parvenus à s’entendre. La négociation exclusive, entamée en novembre dernier, s’est conclue sur l’acquisition d’activités stratégiques d’Atos. Valorisées à 410 millions d’euros, elles comprennent 2500 salariés œuvrant à la fabrication de serveurs informatiques haute-performance (HPC) et en pointe sur l’informatique quantique.

Des activités stratégiques protégées

“Il est du rôle de l’État, lorsque cela se justifie, d’assurer la pérennité et le développement des activités industrielles les plus stratégiques”, a déclaré le ministre de l’Économie, Éric Lombard. L’entreprise française cède donc aussi ses activités de fabrication de supercalculateurs. Ceux-ci sont vitaux pour la France, par leur capacité à effectuer des simulations d’essais nucléaires, interdits physiquement depuis bientôt 30 ans. À noter que les logiciels d’analyse vidéo par intelligence artificielle, nommés Vision AI, ont été retirés de l’offre d’achat du gouvernement. Le ministère de l’Économie les considérant comme "un peu plus loin des enjeux immédiats de l'Etat".

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement