Cloud : Azure soigne start-up et open source

Microsoft poursuit le développement de sa stratégie cloud avec Azure en mettant l’accent sur l’open source. Pour illustrer cette orientation, trois clients de l’éditeur ont témoigné lors d’une matinée organisée à l’Accélérateur Microsoft Ventures à Paris.

Publié et mis à jour le 18 décembre 2014
3 min.
Cloud : Azure soigne start-up et open source

Depuis la nomination de Satya Nadella à la tête de Microsoft en février dernier, la stratégie cloud du géant américain est très attendue puisque le nouveau CEO n’est autre que l’ancien patron du cloud à Redmond. Au cœur de cette stratégie se trouve Azure notamment sa composante open source. « Aujourd’hui, nous avons une véritable stratégie open source basée sur trois axes : la collaboration, la contribution et l’adoption », raconte Frédéric Aatz, Directeur France de la Stratégie Interopérabilité et Open Source. Sur les six derniers mois, Microsoft a d’ailleurs signé deux accords orientés cloud en France avec deux spécialistes de l’open source dont l’entreprise de services du numérique, Alter Way. En mai 2014, cette PME à « l’ADN 100% open source » et Microsoft ont donc annoncé leur collaboration sur le cloud Azure. En plus des liens historiques qui unissaient la société et le géant américain, Alter Way recherchait une démarche pragmatique. « Nos clients veulent majoritairement aller dans des environnements hybrides. Azure permet justement d’accueillir ce genre de plateforme », explique Véronique Torner, co-fondatrice du spécialiste open source.

BizSpark, porte d’entrée vers Azure

Dans le viseur également, les start-up. Leurs collaborations avec Microsoft émane majoritairement de BizSpark, un programme qui soutient les jeunes entreprises en leur donnant accès aux outils de l’éditeur de logiciels et en les mettant en relation avec des investisseurs. Movidone, spécialisé en conseil et développement de solutions sécurisées dans les secteurs financiers et vidéo, n’aurait pas parié sur Microsoft il y a quelques années, jugeant leurs serveurs « pas aussi performants que Linux ». Mais avec BizSpark, la jeune pousse a pu tester l’offre cloud et n’a pas été déçue. « Nous avons explosé le quota en un an et demi puisque nous avons consommé 112 millions de dollars dans Azure », révèle Sylvain-Mathieu Lamarche, Président de Movidone. « En plus, Microsoft a une certification bancaire, ce qui est indispensable pour nous puisque nous effectuons près de 800 000 paiements par jour ».

Salezeo a aussi été accompagnée par Microsoft via BizSpark. Ce réseau social dédié aux commerciaux regroupe une base de données pour faciliter leur prospection. Construite autour du big data et du collaboratif, la question du cloud s’est donc avérée indispensable. « Comme nous sommes orientés SaaS, c’est tout naturellement que nous nous sommes tournés vers l’open source », explique Olivier Piscart, fondateur de Salezeo. Mais c’est aussi la disponibilité de Microsoft qui a fait pencher la balance. Avec des activités en France, en Angleterre, en Espagne et bientôt au Brésil, la plateforme Salezeo doit être disponible à tout moment et partout. Un critère sur lequel a également insisté Movidone : « Le cloud de Microsoft est présent partout dans le monde. Nous devons être capable de mettre des serveurs où nous le voulons et de déployer de nouvelles machines en seulement 15 minutes ». Aujourd’hui, 57% des entreprises qui figurent dans le classement Fortune 500 utilisent Azure. Un chiffre encourageant pour Natya Nadella qui veut investir chaque année 4,5 milliards de dollars dans la stratégie cloud de Microsoft.

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