Dématérialisation : la FFF numérise la feuille de match

La Fédération Française de Football a récemment lancé un projet de dématérialisation de l’ensemble de ses feuilles de match. Grâce à une application cross-canal développée par Umanis, la FFF compte sérieusement réorganiser toutes ses données.

Publié et mis à jour le 12 décembre 20143 min de lecture
Dématérialisation : la FFF numérise la feuille de match

[caption id="attachment_16615" align="alignleft" width="300"]

La FFF prévoit de mettre à disposition 15 000 tablettes pour la prochaine saison. © Charlie Perreau[/caption]

2 millions de licenciés, 18 000 clubs, 30 ligues régionales…Avec la FFF, les chiffres sont souvent colossaux ! Le volume de données brassé par tous ses évènements ne peut qu’être démesuré. Et au cœur de toutes ces données, il y a la feuille de match, ce fameux procès-verbal à remettre obligatoirement à la fédération. De la composition des équipes à l’historique des rencontres en passant par les actions pendant les matchs, une multitude de paramètres est prise en compte pour pouvoir remonter le maximum d’informations à l’organisme qui régit le football français. Pour en finir avec la feuille de papier souvent illisible et pour mieux contrôler les données, la FFF a décidé de dématérialiser ses feuilles de match en septembre 2013. En effet, cette fiche restait le dernier « pan ancestral » dont voulait « se débarrasser » Jean Lapeyre, directeur général adjoint de la FFF. Umanis, un groupe de conseil spécialisé en Big Data et relation client, a donc été choisi en mars 2014 pour concevoir une solution.

Pour la FFF, cette dématérialisation devait absolument s’accompagner d’une application ergonomique, simple et intuitive. Le choix d’Umanis s’est finalement porté sur une application hybride afin d’être compatible sur tous les Operating Systems. La fédération souhaitait proposer un service qui soit à la fois intuitif et cross-canal. « L’application web permet ainsi aux clubs de préparer les données du match, puis de les récupérer sur tablette pendant la rencontre et resynchroniser le tout sur un ordinateur à la fin du match », explique Babak Rashidi, directeur web et digital Umanis Consulting. L’autre point plébiscité par l’organisation était « le mode hors connexion ». « Sur certains terrains, il n’y a pas de couverture réseau. Les clubs ont donc besoin d’être sur un mode déconnecté pour pouvoir utiliser la feuille en toutes circonstances », précise Jean Lapeyre.

Renouer le dialogue avec les clubs

Ce nouvel outil se destine donc à tous les clubs, qu’ils soient amateurs ou professionnels. « On voulait toucher tout le monde afin d’homogénéiser la procédure. Seuls les clubs du Championnat de France ne sont pas encore concernés bien que nous souhaitons les intégrer à terme », indique Jean Lapeyre. Après avoir lancé la première phase pilote sur trois ligues régionales et deux districts en septembre 2014, non seulement les retours ont été positifs mais la relation de la FFF avec ses clubs s’est nettement améliorée. « Cette initiative nous a permis de renouer le dialogue avec les clubs et ça montre que la FFF est capable d’innover dans le cœur du métier, c’est-à-dire sur le terrain », raconte le directeur adjoint. Depuis le lancement de cette première phase de test, des visio-conférences ont régulièrement lieu avec les centres pour récolter un maximum de feedbacks. A partir de janvier 2015, le projet rentrera dans la deuxième phase pilote : une poule de chaque ligue régionale pourra tester l’application. La FFF se laisse encore six mois pour améliorer l’outil et envisage un déploiement généralisé de l’application étalé sur deux saisons dès septembre 2015.

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement