IA : quel impact sur l’autonomie des entreprises et leur développement

Pour sa 25ème édition, l’étude mondiale Technology Vision d’Accenture a relevé comment l’IA transforme le développement technologique des entreprises, l’expérience client, les relations de travail et nos sociétés. Cette étude a été effectuée par des experts du milieu universitaire, des entreprises et du secteur public.

Publié et mis à jour le 22 janvier 20253 min de lecture
IA : quel impact sur l’autonomie des entreprises et leur développement

Alors que l’IA poursuit sa courbe exponentielle d’apprentissage, les organisations, où la technologie occupe une place de plus en plus importante, gagnent en autonomie. Selon l’étude menée par le cabinet Accenture auprès de 4000 dirigeants à travers le globe (28 pays), la technologie tend à devenir un partenaire de développement technologique, une ambassadrice de marque, une source d’alimentation des robots et devrait favoriser un lien durable avec l’humain. En ressort notamment, que les entreprises et la société l’ont adoptée au même rythme, plus que n’importe quelle autre technologie auparavant. Les processus et les systèmes d'informations doivent être réinventés et revus dans leur conception pour 69 % des dirigeants français et mondiaux. « Pour tirer parti des avantages de l'IA, les dirigeants doivent développer la confiance en ses performances et résultats, permettant ainsi aux entreprises et aux particuliers de bénéficier de son incroyable potentiel », a déclaré Koen Deryckere, Président d’Accenture France et Benelux.

La confiance, levier essentiel pour une exploitation optimale de l'IA dans les entreprises

Toujours selon l’étude, pour un impact large et positif, la confiance des individus envers l’IA est primordiale. Cela implique des systèmes numériques et des modèles d’IA plus précis, prévisibles, cohérents et traçables. C’est ce que pensent 77 % des dirigeants mondiaux et 86 % des dirigeants français. En effet, la confiance permet une pleine exploitation des véritables avantages de l’IA. Pour 81 % des dirigeants mondiaux et 86 % des dirigeants français, une stratégie de confiance doit être menée en parallèle d’une stratégie technologique. Pour Noura Benmeziane, directrice exécutive, responsable d’Accenture Technology France, « L'autonomie créée par ces systèmes d'IA généralisés rend les organisations plus dynamiques et plus sensibles aux intentions des utilisateurs. Elle permet aux dirigeants de repenser la conception des systèmes numériques, l’organisation du travail, la production et l'interaction avec les clients. Mais la confiance reste l’ingrédient essentiel, car les systèmes ne pourront développer leur autonomie que s’ils sont dignes de confiance. »

Le fort impact de l’IA générative sur les organisations

L’IA a changé les principes fondamentaux du développement de logiciels et des écosystèmes en franchissant la barrière du langage naturel. Les développeurs deviennent des ingénieurs systèmes grâce aux assistants de codage d’IA générative. De ce fait, la démocratisation du code et la numérisation des entreprises s’accélèrent, et la montée de systèmes personnalisés déclenche une transition depuis une architecture d'application statique vers un cadre fondé sur l'intention (représente le contenu que l'internaute souhaite obtenir en saisissant une requête sur un moteur de recherche, ndlr) et des systèmes agentiques. Ces derniers, une fois plus performants, adaptables et personnalisés, augmenteront leurs compétences, en allant vers une gestion de processus et de fonctions à part entière. Les organisations sont nombreuses à faire de l’IA un point de contact avec le client. Il en est de même pour les marques. Si 77 % des dirigeants français craignent que les LLM et les chatbots soient similaires, pour 80 % d'entre eux, les marques peuvent se personnaliser grâce au cerveau numérique de l’IA, en intégrant des éléments propres à la marque comme sa culture, ses valeurs et sa voix. De plus, l’IA sera plus autonome au cours des 10 prochaines années grâce à des robots généralistes, dans le monde physique, en leur apprenant de nouvelles tâches. 80 % des dirigeants mondiaux et 87 % des dirigeants français accordent de l’importance au langage naturel entre les robots et les humains. Ces interactions augmenteraient la confiance et la collaboration entre les deux dans le futur. En effet, l’IA développe ses compétences grâce à sa forte utilisation par les individus. Toujours pour ces dirigeants, les employés doivent être impliqués dans la communication stratégique sur l’IA et éviter les craintes liées à l’automatisation.

Autres articles

Nouvelles attaques DDoS : pourquoi les RSSI veulent en faire un sujet de gouvernance plutôt que de réseau

Risques cyber

Nouvelles attaques DDoS : pourquoi les RSSI veulent en faire un sujet de gouvernance plutôt que de réseau 

Comment faire évoluer la protection DDoS d'un sujet technique vers un véritable levier de continuité d'activité ? C'est la question qui a réuni, chez Alliancy, un peu plus d'une dizaine de responsables cybersécurité issus de secteurs régulés.

Copilot ravive la crise silencieuse de la gouvernance des données

passif numérique

Copilot ravive la crise silencieuse de la gouvernance des données 

Selon CoreView, 67 % des entreprises repoussent Microsoft Copilot par crainte d'une exposition de données SharePoint. L'IA révèle surtout des failles anciennes de gouvernance. 

Souveraineté numérique : enfin les mots pour dire ce que les DSI publics vivent depuis longtemps

Chronique

Souveraineté numérique : enfin les mots pour dire ce que les DSI publics vivent depuis longtemps

Dans la première d'une série de quatre chroniques, Jacky Galicher s'appuie sur son expérience au sein de l'Éducation nationale, pour analyser le récent rapport du Conseil de l'IA et du Numérique sur les dépendances numériques.

Résilience et souveraineté numérique : le numérique responsable aux services de nouveaux enjeux

 GreenTech Forum 2026

Résilience et souveraineté numérique : le numérique responsable aux services de nouveaux enjeux

Comment le numérique responsable peut-il aider les organisations à renforcer leur résilience et leur autonomie numérique en maîtrisant mieux leurs dépendances critiques ?

La France démasque le FSB russe derrière quinze ans d'espionnage via Turla

Le Retour de l'ours

La France démasque le FSB russe derrière quinze ans d'espionnage via Turla 

Le 13 juillet 2026, Paris attribue au FSB des cyberattaques menées depuis les années 2010 contre le ministère des Armées, l'ambassade à Moscou et des entreprises françaises. 


Préférences de consentement