Imagino pour mieux activer la donnée

Imagino est la quatrième société dans le logiciel créée par Stéphane Dehoche (après Apsylog, CubicSoft, puis Neolane revendue à Adobe), cette fois avec Thomas Boudalier (fondateur et CTO) et Arnaud Chapis (fondateur et COO), rencontrés à CentraleParis durant leurs études.

Publié et mis à jour le 19 octobre 20204 min de lecture
Imagino pour mieux activer la donnée

PORTRAITS-PRO-DIRIGEANTS-IMAGINO-PARIS---Essentielle-photographie-5

Au travers de sa solution de Customer Data Platform, Imagino répond aux besoins croissants des entreprises autour de la donnée client.

PORTRAITS-EQUIPE-DIRIGEANTS-IMAGINO-PARIS---Essentielle-photographie

PORTRAITS-EQUIPE-DIRIGEANTS-IMAGINO-PARIS---Essentielle-photographie

Imagino est la quatrième société dans le logiciel créée par Stéphane Dehoche (après Apsylog, CubicSoft, puis Neolane revendue à Adobe), cette fois avec Thomas Boudalier (fondateur et CTO) et Arnaud Chapis (fondateur et COO), rencontrés à CentraleParis durant leurs études.

De ses multiples expériences, Stéphane Dehoche se rappelle la difficulté et le temps long (80 % du temps) perdu à collecter et consolider les données client souvent réparties dans 10 à 20 systèmes type ERP, CRM, base web… « Nous passions seulement 20 % du temps à les analyser. D’où notre idée de prendre ce problème à bras le corps dès la fin 2017 en créant Imagino avec mes deux cofondateurs », explique-t-il.

Après plus de deux ans de développement, la Customer Data Platform (CDP), lancée depuis le début d’année par Imagino, permet aux entreprises de donner du sens à leurs données client et de les rendre compréhensibles et accessibles aux départements marketing, finance et service client… Imagino, qui travaille à ce jour avec une dizaine de clients, répond aux besoins croissants des différents métiers autour de la donnée client (accès, enrichissement, respect de la RGPD, vue unique…). « Nous voulons être une solution ouverte à tous, de l’expert de la donnée à l’expert marketing en offrant une expérience utilisateur fluide et cohérente afin que tout le monde puisse contribuer dans l’application en fonction de son rôle et de ses responsabilités », explique Stéphane Dehoche, qui ne vise pas un secteur d’activité précis, mais souhaite devenir l’interface pour tous les métiers au-dessus du datalake.

[bctt tweet="La Customer Data Platform dynamique créée par Imagino ne nécessite pas une base de données supplémentaire." username="Alliancy_lemag"]

Au niveau de la technologie, la solution Imagino, commercialisée en mode SaaS ou on-premise, est surtout capable d’aller analyser la donnée de manière automatique (Deep Learning) et de lier des bases distinctes entre elles de façon à simplifier la création de vues client à la demande pour enrichir la donnée, et activer les clients à partir d’informations « first party » pertinentes. « Il faut apporter de la flexibilité et pouvoir ajouter différentes sources en fonction des cas d’usages », précise le dirigeant, qui a analysé dans le détail les besoins de plus de 100 entreprises de tout secteur pour établir le cahier des charges du produit.

Le client au centre du jeu

Aujourd’hui, dans toutes les entreprises, on revoit la gouvernance de la donnée et la manière de la stocker et la partager. « La crise a ramené les entreprises à ce qui est essentiel, notamment il est essentiel de connaître son client, celui qui vient en magasin, sur le site web… pour lui faire les meilleures propositions possibles, au-delà d’aller en chercher de nouveaux. Le client revient aujourd’hui au centre du jeu et la donnée de plus en plus vivace. »

Au printemps dernier, Imagino a intégré pour un an la Maison des Startups LVMH, au cœur de Station F, mais du fait de la crise sanitaire, tout se passe aujourd’hui en digital. « La Maison des startups LVMH nous permet de créer des liens avec les différentes filiales du groupe. C’est un réel avantage pour mener des POC par exemple », conclut le dirigeant.

Aujourd’hui, Imagino compte une vingtaine de collaborateurs, basés à Cachan (sud de Paris). « Depuis la sortie du confinement, nous sommes tous de retour au bureau. Pour une start-up, c’est essentiel, estime-t-il, c’est du collectif et de l’énergie que nous partageons. »

Le problème pour Imagino aujourd’hui est surtout l’absence de salons professionnels pour se faire connaitre… « Cela ralentit notre business plan de neuf mois. Heureusement, nous avons des partenaires intégrateurs*, mais cela ne fait pas tout. Nous avançons bien sûr, mais nous avons moins de flux », constate-t-il.

D’ici à l’été prochain, Stéphane Dehoche souhaite toutefois valider son business model en France avec une quarantaine de références, avant de se déployer très rapidement à l’international (Royaume-Uni, Etats-Unis…). Un challenge commercial qui devrait entraîner une levée de fonds, « mais tout dépendra de l’évolution de la crise sanitaire… ».

* Ineox, LineUP, Waisso, Custup, Velvet, Converteo, KPC, Equancy.

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement