Nvidia bat des records mais recule en Bourse

Le géant des semi-conducteurs Nvidia a publié des résultats historiques au deuxième trimestre, mais son titre a reculé après la clôture, dans un contexte de tensions avec la Chine et de craintes sur la demande future.

Publié et mis à jour le 29 août 20251 min de lecture
Nvidia bat des records mais recule en Bourse

Nvidia a enregistré un chiffre d’affaires de 46,7 milliards de dollars et un bénéfice net de 26,4 milliards, soit une hausse de plus de 50 % sur un an au deuxième trimestre de son exercice décalé. Ces performances, légèrement supérieures aux prévisions des analystes, confirment la position dominante du groupe dans les semi-conducteurs pour l’intelligence artificielle. Pourtant, son action a perdu près de 3 % après la clôture à Wall Street, les investisseurs s’inquiétant des tensions commerciales avec la Chine. Le groupe reste en effet privé de son marché chinois pour ses puces H20, malgré un accord conclu avec Washington mi-août prévoyant le versement de 15 % des ventes au gouvernement américain. « Si les problèmes géopolitiques reculent, nous pourrions exporter pour 2 à 5 milliards de dollars de recettes pour les puces H20 au troisième trimestre », a déclaré la directrice financière Colette Kress.

L’IA et la robotique comme moteurs de croissance

Pour le trimestre en cours, Nvidia table sur un chiffre d’affaires de 54 milliards de dollars, misant sur la demande massive des géants du cloud (Amazon, Microsoft, Google) et sur sa nouvelle génération de puces Blackwell, qui représentent déjà 50 % des ventes de GPU. « Les besoins en puissance de calcul des modèles d’agents IA sont 100 à 1000 fois supérieurs à ceux des anciens modèles », a souligné le PDG Jensen Huang, pariant aussi sur la robotique avec le lancement d’un « cerveau de robot » à 3 500 dollars. Si les restrictions américaines et les réticences chinoises freinent la dynamique à court terme, Nvidia continue de bénéficier de l’essor de l’IA générative et des investissements colossaux des géants technologiques. « Wall Street continue à sous-estimer la croissance exponentielle de la demande », affirme Dan Ives, analyste chez Wedbush.

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