Trois raisons de tester soigneusement les APIs

Selon Yves de Montcheuil, Revenue Godfather de Restlet, fournisseur d’une plateforme permettant aux entreprises de piloter leur transformation numérique grâce aux APIs, les APIs sont devenues le nouveau middleware.

Publié et mis à jour le 17 mai 2016
3 min.
Trois raisons de tester soigneusement les APIs

Les APIs doivent fonctionner correctement, l’avenir de l’entreprise en dépend : il est donc vital de les tester soigneusement.

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Yves de Montcheuil, Revenue Godfather de Restlet[/caption]

Selon Yves de Montcheuil, Revenue Godfather de Restlet, fournisseur d’une plateforme permettant aux entreprises de piloter leur transformation numérique grâce aux APIs, les APIs sont devenues le nouveau middleware. Elles permettent entre autres :

  • à des applications frontales de se connecter à des systèmes backend ;
  • à des objets connectés et à des capteurs de communiquer avec des services cloud ;
  • à des applications d'interagir...

Initialement utilisées principalement en interne, les APIs se sont émancipées et jouent un rôle clé dans l’interaction avec les clients ou les partenaires. Les APIs entrent ainsi dans le cadre d’un processus métier existant ou constituent une activité à part entière.

C’est une réalité indéniable : désormais les entreprises dépendent de plus en plus des APIs. Pourtant, contrairement à la plupart des applications métiers critiques, leur développement est rarement industrialisé comme celui des logiciels modernes. Il s’agit là d’une erreur stratégique à laquelle il est indispensable de remédier rapidement.

Les APIs sont la partie immergée de l’iceberg

Contrairement à un site Web ou à une application mobile proposant une présentation soignée, les APIs sont invisibles aux yeux des utilisateurs. Elles sont donc examinées en dernier, généralement trop tard, au moment où un problème d’ordre critique surgit et prend les parties prenantes au dépourvu.

La détection de réponses erronées ou la confirmation du traitement adéquat des conditions d’erreur ne peuvent pas toujours être gérées lors des tests d’interface utilisateur. En effet, parfois, le domaine de paramètres issus de l’application ne déclenche pas certains scénarios prévus. Dans d’autres cas, les conditions d’erreur retournées par l’API ne sont pas notifiées par l’application ; cette dernière affiche à la place un message d’attente frustrant tandis qu’elle retente un appel.

Comme pour toute pile logicielle, chaque couche doit être testée indépendamment. Les APIs n’ayant pas d’interface utilisateur, elles doivent être testées à l’aide d’appels imitant le comportement des applications.

Utiliser le contrat d’API : une approche simple

Les APIs REST suivent des principes et concepts architecturaux standardisés, ce qui leur permet d’avoir un comportement prévisible. Chaque API possède un contrat (les plus célèbres langages de contrat d’API étant Swagger, RAML et API Blueprint), qui décrit l’ensemble des méthodes pouvant être invoquées, les paramètres transmis et les résultats attendus.

Il est très facile d’invoquer une API, car son URI est lisible par tout un chacun, tout comme ses formats de charges utiles (JSON ou XML par exemple). Il existe également des outils qui simplifient grandement ce processus en évitant de saisir toutes ces invocations manuellement. Certains proposent une interface en ligne de commande tandis que d’autres proposent une interface utilisateur plus sophistiquée pour la configuration et la liaison entre les appels.

Intégrez les APIs à votre chaîne de compilation de logiciels

Tester une API ne se résume pas à essayer quelques appels et à vérifier que les valeurs obtenues sont celles prévues. En effet, l’automatisation de la qualité s’applique également aux APIs comme au reste de la pile logicielle.

Les appels d’APIs doivent donc être regroupés dans des scénarios de test à part entière qui seront exécutés à chaque fois qu’une nouvelle version est créée ou déployée. Il est nécessaire d’ajouter les tests d’APIs à la chaîne de compilation et d'intégration/livraison continue de logiciels (conçue avec Jenkins ou Bamboo, par exemple). En effet, la plupart des outils mentionnés prennent en charge cette fonctionnalité, avec des niveaux d’automatisation divers.

Dans un contexte d’économie dite des APIs, cet enjeu prend tout son sens, Yves de Montcheuil se tient à votre disposition pour répondre à d’éventuelles questions.

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