Bpifrance et Business France lancent l’Acceleratech China

Bpifrance et Business France ont inauguré l’ « Acceleratech China », un programme d’immersion et d’accélération destiné aux start-up et PME innovantes françaises. Les 13 lauréats de cette première édition s’envoleront pour la Chine le 16 novembre.

Publié et mis à jour le 29 septembre 20153 min de lecture
Bpifrance et Business France lancent l’Acceleratech China

[caption id="attachment_23285" align="alignleft" width="300"]

Les cinq sociétés qui partiront en Chine du 16 novembre au 18 décembre 2015. © Charlie Perreau[/caption]

Après les Etats-Unis, cap sur la Chine ! Bpifrance et l’agence nationale Business France, ont lancé, dans les locaux du HUB, la première édition d’« Acceleratech China ». Ce programme d’accélération et d’immersion en Chine s’adresse aux start-up et PME innovantes. Il fait suite au succès de l’Ubi i/o, le programme d’immersion de 10 semaines aux Etats-Unis lancé en mai 2014 par Bpifrance et Business France. « Il y a un écosystème de GAFA chinois de tailles gigantesques dont les capitalisations boursières sont comparables à celles des sociétés américaines », a expliqué Nicolas Dufourcq. Le directeur général de la banque publique a récemment confié dans un entretien à Alliancy le mag l’opportunité que représente la Chine pour les start-up françaises. Un constat entièrement partagé par Muriel Péricaud, directrice générale de Business France : « La Chine est presqu’une évidence quand on voit les chiffres : 670 millions d’internautes, pas loin de 250 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans les TIC et 45% des internautes font de l’e-commerce ». Malgré l’attractivité de ce marché, il n’est pas aussi facile de s’y implanter notamment pour des raisons culturelles et sociales. « Il faut du temps pour trouver un partenaire, être disponible et patient, et avoir une approche commerciale par binôme », a conseillé Thomas Vial, responsable du programme.

A partir du 16 novembre, 13 entreprises, sélectionnées par un jury franco-chinois composé de 16 personnalités, partiront en immersion pendant 10 jours pour mieux comprendre les spécificités du marché chinois. Cinq d’entre elles auront la chance d’y rester quatre semaines de plus pour suivre un programme d’accélération entièrement financé par Bpifrance. Les lauréats passeront une semaine dans une ville chinoise différente : Shanghai, Pékin, Shenzhen et Hong-Kong. Ces quatre métropoles remplissent les critères nécessaires, selon Bpifrance, pour faciliter l’accès au marché chinois de nos pépites françaises : « une communauté d’entrepreneurs français, des accélérateurs et incubateurs, et les sources d’un soft power français », a précisé Nicolas Dufourcq.

« Je veux qu’il y ait des Chinois dans les accélérateurs et incubateurs français »

Parmi les cinq lauréats, une start-up est issue du HUB de Bpifrance. Delairtech, qui conçoit et commercialise des solutions d’observation aérienne innovantes à base de mini-drones, éprouve des difficultés à s’installer le pays le plus peuplé du monde. « C’est notre plus gros marché mais nous avons un problème de décalage horaire. On aimerait donc ouvrir un bureau là-bas », a déclaré Benjamin Benharrosh, cofondateur de la start-up. Le nantais Lengow, spécialisé dans la conception de solutions de référencement sur les plateformes de e-commerce, voit la Chine comme un pays incontournable pour son expansion international. « Nous sommes déjà présents dans 45 pays mais nous souhaitons nous développer en Chine car le marché du e-commerce le plus prometteur », a partagé Mickaël Froger, cofondateur et CEO de la jeune société. D’autres n’ont aucune connaissance du pays et souhaitent avant tout rencontrer les acteurs locaux. C’est le cas d’A2iA, spécialiste de la reconnaissance de l’écriture manuscrite et imprimée, ou encore Technosens, qui a développé une plateforme de services qui permet de relier simplement les professionnels aux personnes âgées et à leur famille.

Bpifrance pense déjà à l’étape suivante : connecter quatre incubateurs chinois (Pékin, Shanghai, Shenzhen et Hong-Kong) avec son HUB parisien. « Je veux qu’il y ait des Chinois dans les accélérateurs et incubateurs français et des Français dans les accélérateurs et incubateurs chinois », a conclu le directeur général de la banque publique.

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement