C’est quoi une « fintech » exactement ?

Ce néologisme – contraction de « finance » et de « technologie », a désormais une définition officielle, donnée par la toute récente association France Fintech, présidée par Alain Clot.

Publié et mis à jour le 23 novembre 20152 min de lecture
C’est quoi une « fintech » exactement ?

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CC BY 2.0 © Tech in Asia[/caption]

Ce néologisme – contraction de « finance » et de « technologie », a désormais une définition officielle, donnée par la toute récente association France Fintech, présidée par Alain Clot : « ensemble des entreprises utilisant des modèles opérationnels, technologiques et économiques innovants, pour traiter des problématiques existantes ou émergentes de l’industrie des services financiers (banque-assurance-investissement- finance) ».

Cette définition recouvre aussi bien les entreprises se concentrant sur les services aux consommateurs ou se spécialisant dans les services aux banques ou aux places de marché, comme Moneythor ou Mangopay.

« Il y a une dizaine d’années précise Jean-Michel Pailhon, expert du secteur de la FinTech, le terme de « fintech » concernait plutôt des solutions B2B : logiciels et prestations d’externalisation des processus d'affaires ou Business Process Outsourcing (« BPO ») qui étaient principalement destinées aux acteurs de la banque et de l’assurance. Avec l’essor des nouvelles technologies (émergence du « cloud » et du « big-data » notamment), de l’explosion du taux d’équipement en smartphones et des nouvelles attentes des consommateurs en matière de financement (notamment au travers du financement dit « participatif »), le terme s’est généralisé et de nouveaux acteurs sont apparus au cours des 3-4 dernières années. »

Aujourd’hui, chaque investisseur a sa propre classification, ce qui ne simplifie pas la compréhension du secteur dans sa globalité. Ces acteurs non bancaires, qu’il s’agisse de plates-formes ou d’applications mobiles, peuvent néanmoins être regroupés par familles : prêts ou crédits, paiements électroniques via smartphone ou internet, transferts d’argent, monnaies virtuelles, finance personnelle (Personal Finance Management – PFM), investissement de détail, financement par capitaux propres, financement alternatif (affacturage), service bancaire, accès au RIB, services bancaire pour la consommation, recherche et données financières et places de marché/accès à la liquidité.

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