De Boston à New-York, 7 start-up franciliennes du Big Data se frottent aux USA

Sept jeunes pousses hexagonales ont pu se mesurer aux réalités du marché américain pendant une semaine, du 14 au 21 septembre.

Publié et mis à jour le 25 septembre 20134 min de lecture
De Boston à New-York, 7 start-up franciliennes du Big Data se frottent aux USA
Les 7 start-up qui ont participé à la mission Boston-New-York « Big Data et Analytics » :  ANTIDOT  DATAIKU  GAMMA SOFT  OPENDATASOFT  OPTIFLOWS  SINEQUA  YSEOP

Les 7 start-up qui ont participé à la mission Boston-New-York « Big Data et Analytics » :  ANTIDOT  DATAIKU  GAMMA SOFT  OPENDATASOFT  OPTIFLOWS  SINEQUA  YSEOP

Sept jeunes pousses hexagonales ont pu se mesurer aux réalités du marché américain pendant une semaine, du 14 au 21 septembre. Organisée par le pôle de compétitivité Systematic et la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Région Paris Ile-de-France, c’était la 2e édition de cette mission « Big Data & Analytics » co-financée par la région Ile-de-France, dans le cadre du programme « Ambition PME ».

De Boston à New-York, le voyage était l’occasion pour ces jeunes entreprises de rencontrer prospects, experts et influenceurs, tout en se mesurant aux différences culturelles et business des Etats-Unis. « Aller à l’international, et plus particulièrement sur le marché américain, n’est pas évident pour les PME françaises : il faut des contacts, des voyages répétitifs, mettre en œuvre une chaine de valeur appropriée… » résume Thierry Louvet, Directeur Europe et International du Pôle Systematic, pour qui c’était la 7e mission organisée vers les Etats-Unis.

Marchés Sans Frontières
En ce sens, l’aventure est surtout d’après lui « une occasion de mettre le pied à l’étrier » pour les start-up françaises qui envisagent d’accélérer à l’international. Malgré le budget plus resserré de cette 2e édition, le pôle Systematic a réitéré sa recette où les rendez-vous individuels sont complétés par les avantages logistiques d’un voyage en groupe : briefs de préparation, networking, participation à des évènements d’ampleur et facilité à attirer des acteurs locaux grâce aux réseaux de partenaires des organisateurs. L’AFDEL, qui a ouvert une antenne à Boston en mars 2013, fait partie de ces partenaires-pivots qui permettent aux start-up de faire valoir leurs technologies et leurs compétences outre-Atlantique. Quelques personnalités s’y sont tout particulièrement investies, à l’image de Bertrand Diard, fondateur de Talend, à qui le gouvernement a demandé au début de l’année d’œuvrer à la création d’une filière Big Data en France.

« Le timing pour explorer les Etats-Unis était parfait pour nous » reconnait Jean-Marc Lazard, le dirigeant d’OpenDataSoft, jeune pousse créée début 2012 qui édite sur le Cloud des plateformes « clef-en-main » pour l’Open Data des organisations publiques ou privées. « Notre solution et notre marché n’ont pas de frontières » souligne-t-il pour montrer que la thématique « Big Data & Analytics » de la mission se prêtait particulièrement bien aux enjeux.

Se préparer au marketing à l’américaine
« Jusqu’à présent, nous étions allés aux Etats-Unis plutôt comme spectateurs… c’était l’occasion d’y être cette fois en tant qu’acteurs, alors que nous souhaitons pénétrer ce marché d’ici deux ans
» confirme de son côté Marc Batty, Chief Customer Officer de Dataiku. Cette start-up née au début de l’année, dont le crédo est « Data Science for Everyone », vient de signer avec ses premiers clients au Royaume-Uni. Elle a donc profité du voyage américain pour tester son discours et la pertinence de son offre vis-à-vis de ce nouveau marché. Comme ses consœurs, Dataiku a notamment eu l’occasion de pitcher lors de deux grands évènements, la Data Innovation Night de Boston et la Data-Driven NYC, à New-York, qui réunissent jusqu’à 10 fois plus de participants que leurs équivalents français. « Nous avons été rassuré sur le fond et nous avons également compris que nous étions peut-être encore trop prudent sur la forme » détaille Marc Batty.
« C’est un point sur lequel nous insistons : au-delà des spécificités juridiques, l’approche marketing aux Etats-Unis pour les start-up françaises doit être revue. Elles doivent se préparer à être plus affutées et à y consacrer un véritable budget », reconnait Thierry Louvet qui avait fait du sujet un des axes de préparation de la semaine.

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Sept jeunes pousses hexagonales ont pu se mesurer aux réalités du marché américain pendant une semaine, du 14 au 21 septembre.

Sept jeunes pousses hexagonales ont pu se mesurer aux réalités du marché américain pendant une semaine, du 14 au 21 septembre.

Séance de travail à Boston pour les start-up lors de la mission « Big Data & Analytics » | © Systematic[/caption]

Quelles suites pour cette aventure ? Le Pôle de compétitivité fait remarquer qu’une taille critique doit souvent être atteinte pour que les retombées d’une telle exploration deviennent un tremplin, avec concrétisation commerciale à la clef. Un avis que partage Jean-Marc Lazard : « Nous voulons devenir global ; mais une fois un pied mis aux Etats-Unis, la traction va être très forte, il faut être bien prêt à l’encaisser. Le ticket d’entrée sur ce marché n’est pas négligeable, mais si cela fonctionne, le changement est majeur pour l’entreprise ».
Du côté de Dataiku, l’affaire est entendue. « Nous retournons à New-York en octobre pour la Strata Conference. Ce sera l’occasion de relancer nos contacts » explique Marc Batty. Avec l’espoir de signer dès cette occasion un premier contrat américain.

Les 7 start-up qui ont participé à la mission Boston-New-York « Big Data et Analytics » :

Sept jeunes pousses hexagonales ont pu se mesurer aux réalités du marché américain pendant une semaine, du 14 au 21 septembre.

Sept jeunes pousses hexagonales ont pu se mesurer aux réalités du marché américain pendant une semaine, du 14 au 21 septembre.

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