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Une agence autonome pour propulser la recherche française dans la course mondiale 

Bpifrance présente au ministre de l’Économie les conclusions de son dernier rapport : la recherche française a besoin d’une agence plus libre.

Publié et mis à jour le 18 juin 20261 min de lecture
Une agence autonome pour propulser la recherche française dans la course mondiale 
Alliancy - Aude Brès

« Une structure qui ne demande jamais la permission », voilà le modèle auquel aspire Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, pour la recherche hexagonale. L’idée a été présentée au ministre de l’Économie, Roland Lescure, ainsi qu’à Philippe Baptiste, ministre actuel de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Le dirigeant de la banque publique d'investissement leur a remis son dernier rapport ce jeudi 18 juin à Vivatech. L’agence préconisée aurait pour principales caractéristiques son autonomie, à l’image de la DARPA américaine (Defense Advanced Research Projects Agency) ou bien de l'agence fédérale allemande pour l'innovation de rupture allemande SPRIND. Affranchie des lourdeurs administratives, l’entité permettrait à la France de combler l’un de ses fragilités, le transfert de la recherche à l’industrie. « Ce qui manque c’est le lien entre la recherche et le monde des affaires », admet Roland Lescure. Ce futur organe, s'il était amené à exister, aurait pour axes de recherche : l’IA de frontière, les semi-conducteurs avancés, l’informatique et les capteurs quantiques, la Défense et l’anti-drone. « Il n’y a aucune raison pour que ne soyons pas en première ligne et en pole position des courses à venir », se félicite Roland Lescure. Pour autant, gagner ne se fera pas seul. “Si nous ne le faisons pas en tant qu’Européens, si nous ne brisons pas les murs entre nous, cela ne fonctionnera pas”, conclut-il.  

Alliancy - Aude Brès