Protection des entreprises
Face aux cyberattaques, seize solutions de sécurité comparées en conditions réelles
AV-Comparatives publie les résultats de son Business Security Test mené entre mars et juin 2026. Le comparatif évalue seize solutions de protection des terminaux dans un contexte de multiplication des attaques contre les entreprises.

Les attaques contre Stryker ou Foxconn ont rappelé, au premier semestre 2026, qu'un terminal compromis ou un fournisseur vulnérable pouvait suffire à désorganiser durablement une entreprise. Dans ce contexte, l'institut indépendant AV-Comparatives publie les résultats de son Business Security Test, réalisé entre mars et juin 2026 sur seize solutions de protection des terminaux. Kaspersky, Bitdefender et Elastic affichent les meilleurs résultats en matière de protection en conditions réelles avec un taux de 99,8 %. Au-delà du classement, le rapport met en lumière les arbitrages auxquels font face les entreprises entre niveau de protection, performances des postes de travail et simplicité d'administration.
La performance ne fait pas tout
Sur les 400 scénarios d'attaque retenus entre mars et juin, Kaspersky, Bitdefender et Elastic atteignent un taux de protection de 99,8 %. Lors du test consacré aux logiciels malveillants, Elastic détecte l'ensemble des 1 000 échantillons utilisés, devant Avast et Norton. L'étude relève aussi l'absence de faux positifs sur les logiciels professionnels pour l'ensemble des solutions évaluées, un indicateur déterminant pour les équipes informatiques. Un logiciel de sécurité trop sensible risque en effet de bloquer des applications métiers légitimes et d'alourdir le travail des administrateurs. Les performances figurent parmi les autres critères observés. ESET et Kaspersky limitent l'impact sur les ressources des postes de travail, quand plusieurs plateformes EDR misent sur des capacités d'analyse plus poussées, au prix d'une consommation accrue des ressources.
L'équilibre comme ligne de crête
Le rapport dépasse la logique du classement entre éditeurs et renvoie à une question de fond pour les DSI et les RSSI. Chaque déploiement implique un compromis entre niveau de protection, performances des postes de travail et facilité d'administration. AV-Comparatives invite aussi à relativiser le recours systématique aux fonctions « Zero Trust » sur les postes utilisateurs. Selon l'institut, ces mécanismes répondent surtout aux besoins d'environnements très contrôlés, tandis que les protections natives de Windows, associées aux règles de réduction de la surface d'attaque, couvrent déjà de nombreux usages en entreprise. Les incidents ayant frappé Stryker et Foxconn illustrent cette évolution. Un terminal compromis ou un partenaire défaillant suffit désormais à provoquer des perturbations à grande échelle. La sélection d'un outil conserve donc toute son importance, mais elle ne dispense ni d'une gouvernance solide ni d'une gestion rigoureuse des risques.





