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Cloud souverain : SAP et Sopra Steria apportent des garanties aux SI critiques 

Signé le 24 février 2026 à la Conférence de Munich sur la sécurité, le partenariat vise à opérer des systèmes critiques sous juridiction européenne via SAP Sovereign Cloud. 

Publié et mis à jour le 25 février 2026
2 min.
Cloud souverain : SAP et Sopra Steria apportent des garanties aux SI critiques 

À Munich, la souveraineté numérique s’est négociée entre industriels, pas seulement entre États. Le 24 février 2026, en marge de la Conférence sur la sécurité, SAP et Sopra Steria ont conclu une alliance pour déployer le SAP Sovereign Cloud sous juridiction européenne. L’accord cible les systèmes d’information critiques de la défense, de l’aérospatiale, des administrations et des infrastructures sensibles. La scène était politique, l’enjeu est opérationnel. En toile de fond, une volonté assumée de réduire l’exposition aux lois extraterritoriales et de sécuriser la chaîne de responsabilité juridique autour de données stratégiques. 

Des systèmes SAP encore hors du périmètre souverain 

Une part importante des environnements SAP critiques reste exploitée en dehors d’offres jugées pleinement souveraines. C’est le point de départ. Les exigences réglementaires se durcissent, les contraintes de localisation et de contrôle s’intensifient, et nombre d’organisations publiques ou parapubliques hésitent à migrer vers des clouds perçus comme insuffisamment étanches juridiquement. “Le partenariat entre Sopra Steria et SAP crée un environnement cloud dans lequel les systèmes critiques pour les entreprises peuvent fonctionner sans compromettre les principes européens de sécurité”, a déclaré Frédéric Munch, directeur général de Sopra Steria Allemagne et Autriche. Le diagnostic est clair : sans garantie juridique robuste, pas de bascule massive vers le cloud. 

Un investissement massif, un pari industriel 

SAP annonce 20 milliards d’euros investis dans le cloud souverain et l’intelligence artificielle. Sopra Steria assurera l’intégration dans des environnements hautement sensibles, y compris des zones classifiées accessibles à un cercle restreint de prestataires habilités. “Dans un contexte géopolitique difficile, la souveraineté numérique devient une condition préalable à la capacité d’action des gouvernements et des organisations”, a affirmé Martin Merz, président de SAP Sovereign Cloud. Il a précisé que “les partenariats entre les principales entreprises technologiques européennes constituent une base indispensable de cette souveraineté”. L’alliance prépare aussi le terrain des applications d’intelligence artificielle opérées sur une infrastructure régie par le droit européen. Si l’Europe veut peser dans la prochaine vague technologique, elle devra prouver que souveraineté et compétitivité ne sont pas antinomiques. 

 

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